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 [Terminé] Baptême du feu | Sept. 2008 (PV. Ombe)

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MessageMer 2 Sep - 17:47

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Que faire quand son chez-soi est menacé ? Doit-on prendre les armes, crosse à l'épaule, et chasser l'étranger à coups de plomb ? Doit-on accueillir le changement à bras ouverts et chercher à comprendre les reflux de la marée ? Chacun sa méthode, dira-t-on ; je plongerai volontiers mes mains dans un terrier pour agripper les oreilles d'un lapin trop suspect, la culpabilité dissimulée sous son manteau blanc.

Avalon n'est plus, mais le devoir de mémoire nous incombe de protéger son héritage. Lorsqu'on mêle son rôle d'agent du monde secret au sang qui tire ses racines jusqu'aux chevaliers arthuriens, le choix devient scellé dans le marbre. Aujourd'hui, plus que n'importe quel autre jour, j’arbore mes atours de Templier.

Quatre jours d'enquête sur ces récents maux. Aucun résultat sinon la tournure d'une vulgaire chasse aux monstres. Nous tournons en rond, nous nous mordons la queue, mais l'instigateur de cette affaire reste introuvable. Son ricanement résonne dans le craquement des branches face au vent ; dans les portes et fenêtres qui claquent ; dans le silence de la nuit et les hurlements lupins. Il détient le don d'ubiquité tandis que le mien semble stérile.

Mes compagnons désespèrent quant à nos chances de réussite. Hector, un Prétorien émérite de l'Ordre, a demandé sa retraite auprès d'Ealdwic pour ne pas gaspiller ses talents, renvoyé bien loin de cette paranoïa générale. Pourtant, les faits sont là : des résidus d'ectoplasmes pris en photo près du puits d'Amesbury ; des cadavres déchiquetés par une meute de rats sur le bas-côté de la route ; une silhouette déformée mais pourtant fait d'os et de chair ayant croisé notre route...

... et pour couronner le tout, une escouade du Dragon sur nos terres.

* * *

Les quatre sont menottés, bâillonnés, leurs têtes enfilées dans un voile opaque. Même si la panique règne, l'un d'entre eux ne bronche pas. Quelqu'un d'expérimenté, quelqu'un qui connait les risques du métier. Je demande à ce qu'on l'écarte du groupe ; il tombe au sol d'un coup de crosse sur la nuque.

Tout se passera bien. (Mon coréen n'est pas parfait, mais il suffit amplement.) Je me nomme Nathaniel Weaver. Templier. Vous êtes nos prisonniers. Nous avons retirés vos effets personnels, notamment vos portables, gadgets haute technologie, et autres capsules de cyanure. Vous ne pouvez rien tenter, alors ne tentez rien. Notre code d'honneur nous autorise quelques débordements.

Je m'approche d'eux, retire le voile du premier. Enfin, de la première. Très jeune. Caucasienne, selon toute vraisemblance, malgré que l'Orient ait contaminé son style vestimentaire. Une queue de cheval noire, un bandana qui couvre ses cheveux. Des yeux noirs, profonds. J'ôte son bâillon.

Toi, tu n'es pas comme les autres. Le Dragon ne recrute pas aussi loin sans raison. Les cinquante étoiles ne te suffisaient plus ? Moi qui croyais au rêve américain. Me comprends-tu, au moins ?

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MessageMer 2 Sep - 18:43

Ma première mission ! Cette phrase sonnait bien dans ma tête, mon pouls s'accélérait à chaque fois que j'y pensais. Ce n'était pas grand chose, je n'étais qu'une débutante après tout. Nous devions aller enquêter en Avalon à propos une recrudescence de maux. Avalon se situe en Angleterre, m'a-t'on dit. Je ne connais pas trop la région mais il s'agit d'une mission sans grande difficulté, après tout. Enfin... c'est ce qu'il aurait du en être.

Nous marchions tranquillement avec mon escouade en direction d'Amesbury - une petite bourgade à quelques kilomètres de Stonehenge - lorsqu'ils nous tombèrent dessus. Une escouade de Templiers, beaucoup plus forts que nous, s'était jeté sur nous sans prévenir. Ils eurent tôt fait de nous menottés. Puis, comme si les menottes ne suffisaient pas, ils nous mirent des bâillons et nous recouvrirent la tête à l'aide d'une sorte de voile opaque. Pour finir, ils nous retirèrent tous nos effets personnels. Je ne dirais pas que j'ai peur, mais je ne suis pas rassurée.

Soudain, un de mes compagnons est déplacé. J'entends ensuite une voix d'homme, plutôt âgé je dirais, qui s'exprime dans un coréen plus que maladroit mais néanmoins compréhensible malgré un accent anglais fort prononcé. Nathaniel Weaver, voici un nom que je ne pense pas oublier ! Cependant, il n'a pas besoin de nous prévenir, nous ne sommes pas en position de tenter quelque chose. Tout à coup, je sens qu'on retire mon voile et là je le vois. Un homme d'une cinquantaine d'années, le visage travaillé par le temps, qui m'observe. Il finit par m'ôter mon bâillon pour m'adresser la parole.

Toi, tu n'es pas comme les autres. Le Dragon ne recrute pas aussi loin sans raison. Les cinquante étoiles ne te suffisaient plus ? Moi qui croyais au rêve américain. Me comprends-tu, au moins ?

Je n'aime pas la façon qu'il a de me parler, cette manière d'exprimer les choses comme si il savait tout de moi. Cependant, je ne suis pas stupide, il est dans mon intérêt de lui répondre. Je commence d'abord par faire bouger ma mâchoire un peu engourdie.

Oui, je te comprends mais je ne saisis pas où tu veux en venir. A Tokyo, on ne croit pas au rêve américain. De plus, pourquoi nous avoir agressés sans raison?

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MessageMer 2 Sep - 19:21

La poupée s'anime, la clé dans son dos tournée trois fois. Elle bouge sa mâchoire endolorie par le trajet, ses sens se réveillant au milieu d'une sorte d'avant-poste des lions rouges. Ses confrères tendent l'oreille alors qu'elle me répond.

Oui, je te comprends mais je ne saisis pas où tu veux en venir. À Tokyo, on ne croit pas au rêve américain. De plus, pourquoi nous avoir agressés sans raison ?

La fillette marque un point. Tokyo est bien loin de la malbouffe criante de vérité du bloc Ouest. Un pôle technologique dangereux, merveilleux, qui recèle des secrets gardés par un colosse d'acier, de béton et de verre. Dire que l'ombre du Dragon danse avec celle de la Tour Orochi... ces deux-là doivent être surveillés de plus bel. On n'est jamais trop prudents face à la sournoiserie.

Tu clames une agression gratuite. As-tu peut-être oublié que nous sommes en guerre ? Ta faction ne porte pas de gants avec nous ; nous lui rendons la chandelle à la moindre occasion. (Je reste de marbre, bien qu'ouvert à la discussion.) Je vais te livrer un petit secret, Enfant du Miel, digne du Livre jalousement gardé par le Conseil de Venise. Ta petite troupe fait l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et toi, "Variable", tu es très bruyante. (Je désigne du pouce un soldat armé d'un sniper.) Elias a repéré ta fréquence à deux bornes - voici la raison de votre condition. Maintenant, à toi de me répondre : que fait une élue de Gaïa si près de Stonehenge et des maux qui s'y sont abattus ?

Je fais un signe de la main à Elias. Il pointe le canon du mastodonte qu'il porte en bandoulière vers le crâne voilé d'un prisonnier. Il ne bronche pas, attendant simplement ma réaction ainsi que celle de notre otage commune.
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MessageMer 2 Sep - 21:21

Tu clames une agression gratuite. As-tu peut-être oublié que nous sommes en guerre ? Ta faction ne porte pas de gants avec nous ; nous lui rendons la chandelle à la moindre occasion. Je vais te livrer un petit secret, Enfant du Miel, digne du Livre jalousement gardé par le Conseil de Venise. Ta petite troupe fait l'effet d'un éléphant dans un magasin de porcelaine. Et toi, "Variable", tu es très bruyante. Elias a repéré ta fréquence à deux bornes - voici la raison de votre condition. Maintenant, à toi de me répondre : que fait une élue de Gaïa si près de Stonehenge et des maux qui s'y sont abattus ?

Je suis surprise ! Je déteste vraiment comment il me parle mais il a l'avantage. Les factions sont en guerre, c'est un fait, mais de là à nous attaquer sans raison. De plus, il m'a appelé Enfant du Miel et Variable. Il en sait beaucoup, il est surement bien placé chez les Templiers. Serait-il lui aussi un Enfant du Miel ? J'ai des doutes mais mon instinct me fait penser que oui. Un autre Templier a pointé son arme sur mes compagnons, que faire ? Je ne suis pas forcément proche de mes compagnons mais de là à les laisser mourir !

Comment sais-tu que je suis une Enfant du Miel ? (Ma voix tremble un peu mais je tente de me contrôler.) Pour ce qui est de la raison de notre présence, ta question suffit à y répondre. Nous sommes là pour enquêter sur les maux apparus ici depuis peu. Ce n'est pas parce que nous sommes en guerre que vous pouvez vous permettre de nous menacer ainsi ! N'as-tu donc aucun respect ?

Je me rends compte que ma voix tremble. Va-t'il interpréter ça comme de la peur ? Enfin Ombe, reprends-toi ! Le plus important pour le moment, c'est de rester en vie. Je ne pense pas qu'il soit le genre d'homme à tuer pour le plaisir mais je ne veux pas prendre de risques. Je dois essayer de lui faire entendre raison.

Je te dis la vérité, nous ne sommes pas là pour vous causer des ennuis ! Et notre mort ne changera rien. Alors, je t'en prie, dis à ton compagnon de ne pas tirer !
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MessageMer 2 Sep - 22:20

La blanche colombe panique dans sa cage rouillée. Elle bat des ailes, piailles, et pourtant se donne l'air de pouvoir affronter vents et marées. À défaut d'une guerrière se dresse devant moi une fille fragile dont la vie semble bien trop courte, ponctuée par la joie et les larmes, inhérentes à l'adolescence.

Je ne dis rien, silencieux comme la Faucheuse sur le point de sectionner le fil d'une marionnette. Elias tient toujours l'otage en joue, un sourire narquois aux lèvres ; pour cause, la fillette vient de succomber à la torture mentale, psychologie de bas étage que les chefs d'entreprise maîtrisent avec brio.

Le respect m'oblige à ne pas t'injurier, ni te fustiger. Il m'indique de converser poliment avec mon otage, et d'utiliser toutes les armes en ma possession pour avancer mes pions sur l'échiquier. L'Histoire est criblée d'anecdotes de ce genre ; de prisonniers de guerre qui, à force de rançons, devenaient les clés de voûte pour renverser les guerres. Tu es une néophyte, cela va de soit. Tu n'es pas dangereuse. Du moins, je l'espère pour la vie de tes compagnons car, en tant qu'Enfant du Miel, tu leur es supérieure. Et responsable d'eux.

Je vais dans son dos, dégaine Sidī, tranche ses liens. Une voix retentit.

Le fait de me porter ne t'octroie pas le droit de me brandir comme un canif, Nathaniel. Je pourrais faire flamber deux hectares de forêt d'une boule de feu.
C'est bien pour cela que tu m'es si cher. Aucune corde ne peut te résister. Souhaitais-tu participer en une quelconque manière à cette entrevue, sinon ?
L'embryon d'Eve n'a nul besoin de moi pour se brûler les ailes.

Il m'arrache un sourire. Toujours aussi incisif.

Dan, déplie la carte. (J'invite la fille à se relever, la main tendue vers elle.) Tu as raison sur un point : nous avons un ennemi commun. Tu vas donc nous donner la moindre de vos observations. Est-ce clair, ou ta langue doit-elle être déliée ?

Aux alentours, mes hommes fourmillent : Dan extirpe quelques pions de sa sacoche et nous placent sur la carte ; Elias surveille les prisonniers, le doigt sur sa gâchette sensible ; Veni attend les bras croisés, le regard rivé sur la jeune anarchiste, boule de muscles que personne n'aimerait combattre. La balle est dans son camp.

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MessageMer 2 Sep - 22:56

Le respect m'oblige à ne pas t'injurier, ni te fustiger. Il m'indique de converser poliment avec mon otage, et d'utiliser toutes les armes en ma possession pour avancer mes pions sur l'échiquier. L'Histoire est criblée d'anecdotes de ce genre ; de prisonniers de guerre qui, à force de rançons, devenaient les clés de voûte pour renverser les guerres. Tu es une néophyte, cela va de soit. Tu n'es pas dangereuse. Du moins, je l'espère pour la vie de tes compagnons car, en tant qu'Enfant du Miel, tu leur es supérieure. Et responsable d'eux.

Encore cet air supérieur ! Cependant, je ne peux m'empêcher de sourire intérieurement à l'évocation de ma supériorité. Il devrait toutefois faire attention, c'est lorsqu'une bête est acculée qu'elle en devient plus dangereuse.  Il passe néanmoins derrière moi et coupe mes liens à l'aide de son épée. J'aurais au moins réussi à obtenir une pseudo-liberté grâce à ma petite comédie. Toutefois, à peine mes liens tranchées, une voix résonne dans mon dos.

Le fait de me porter ne t'octroie pas le droit de me brandir comme un canif, Nathaniel. Je pourrais faire flamber deux hectares de forêt d'une boule de feu.

Mais qui est-ce ? Se pourrait-il que ce soit son épée ? Plus rien ne m'étonne maintenant. Elle ne tient pas à me parler, et en plus, elle m'appelle embryon d'Eve ! Décidément, je n'apprécie guère plus l'épée que le maître. Nathaniel se redresse et me tend finalement la main.

Tu as raison sur un point : nous avons un ennemi commun. Tu vas donc nous donner la moindre de vos observations. Est-ce clair, ou ta langue doit-elle être déliée ?

Je me masse les poignées endoloris, replace mon bandana et attrape finalement sa main. Malgré tout, ce n'est pas en se comportant en gentleman qu'il obtiendra ma confiance.

— Ma langue n'a pas besoin d'être déliée et tes bonnes manières ne te permettent pas d'obtenir ma confiance. Toutefois, je pense que c'est à lui  (Je désigne le chef de mon escouade, allongé un peu plus loin.) que tu devrais demander tes informations.
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MessageMer 2 Sep - 23:46

Je me masse les tempes. Est-ce possible pour un être humain de compliquer autant les choses ? On délaisse ce rôle aux anges - déchus ou non - en temps normaux. L'idiotie juvénile a ses raisons que la raison ignore, hm. Je hausse le ton, me montre plus tranchant, articule sur chaque syllabe.

Je ne souhaite pas obtenir ta confiance. Tu es membre d'une faction rivale. (Je lève les yeux au ciel.) Tu as beaucoup à apprendre, jeune Padawan, mais ce n'est pas de mon ressort. (Je désigne la carte.) Tu as des yeux et des oreilles bien plus aiguisés que tes compagnons, je ne vais pas me risquer de réveiller ce qui vous sert de gourou alors que je t'aie toi.

Quand on parle du loup. Le concerné sort petit à petit de sa torpeur, difficilement. Il relâche un râle de douleur mêlé à une fatigue musculaire flagrante. Elias le repousse du plat du pied alors qu'il essaye de se pencher en avant, malgré la main de l'otage agrippée à une touffe d'herbe.

Votre guerre puérile détruit l'unité de Gaïa.
... Tu as entendu Sidī. Nous gaspillons notre temps. Donne-moi ce que nous souhaitons et vous repartirez de votre côté, sains et saufs. Ou bien Gaïa sera ravie d'accueillir davantage d'humus pour arroser sa flore. Quant à toi... sache nous avons de quoi faire peur à un Enfant du Miel.

Je laisse les secondes s'écouler, véritables grains de sable du sablier du temps.

Mentir ne te convient pas, Nathaniel. Laisse ça à tes sbires.
Sidī ! Je suis en plein interrogatoire, bon Dieu. (Je le secoue dans tous les sens.) Essaye de ne pas mettre de bâtons dans mes roues, veux-tu ? Contempler un tel désastre m'horripile déjà bien assez - l'humanité court à sa perte...
Peu importe l'évolution, les anciens renient leurs fils.
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MessageJeu 3 Sep - 0:34

Tout à coup, Nathaniel prend un ton plus tranchant. Je crois que sa patience a des limites. De plus, malgré sa tentative, mon chef d'escouade n'a pas l'air en état de dialoguer. Je vais devoir le faire moi-même finalement. Pendant ce temps, Nathaniel continue à me parler mais j'écoute à peine, pensant déjà à comment m'en sortir. C'est la voix de son épée qui me tira de ma réflexion.

Votre guerre puérile détruit l'unité de Gaïa.

... Tu as entendu Sidī. Nous gaspillons notre temps. Donne-moi ce que nous souhaitons et vous repartirez de votre côté, sains et saufs. Ou bien Gaïa sera ravie d'accueillir davantage d'humus pour arroser sa flore. Quant à toi... sache nous avons de quoi faire peur à un Enfant du Miel.

Et maintenant, des menaces ! Je n'aime vraiment pas cet homme. je me demande vraiment ce que je peux lui dire. La vérité serait le mieux mais sera-t'il satisfait d'apprendre que nous ne savons encore rien car nous venons juste d'arriver ? Je ne pense pas qu'il me croira. Je suis indécise...

Mentir ne te convient pas, Nathaniel. Laisse ça à tes sbires.

Ah, tiens ! Finalement, ses menaces ne sont que du vent. Celles me concernant, tout du moins. Finalement, je pense que je vais lui dire la vérité et adviendra ce qu'il adviendra, comme on dit.

Hum, hum... (Je m'éclaircis la gorge.) Je suis au regret de t'annoncer que je n'ai aucune information à te donner. Non pas que je ne veuille pas mais je ne peux pas. Vois-tu, nous ne sommes arrivés que récemment, je n'ai donc rien eu le temps d'apprendre.
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MessageJeu 3 Sep - 19:58

Inutile. Impossible d'arracher des réponses de la langue râpeuse du Dragon. Une secte grandissante qui accueille de plus en plus de fidèles. Des excuses, des lamentations, des têtes à queue pour changer de conversation. Dire qu'elle refusait ma soi-disant confiance il y a à peine deux minutes ; nous voilà touchés par un retournement de situation, la brebis bêlant au lion pour apaiser sa tension.

Bien. (Je me retourne vers Daniel, réadapte ma langue à l'anglais.) Range la carte, la fille ne nous donnera aucun jus. Veni, déniche-moi un de leurs téléphones pour qu'ils puissent rentrer chez eux. Tu le lui donneras.

Le Conseil de Venise s'extirpe de ses ruines - il vaut mieux ne pas faire de remous. Les pieds dans les eaux, Il ressent la moindre vibration d'hostilité. Terrible sacrilège qu'est de s'abattre en dehors des champs de batailles officiels ! une véritable insulte au code des gentlemen ! Bêtise insensée qui retarde l'inévitable, pendant que le serpent s'insinue en douce dans les failles du bitume pour mordre le talon d'Achille des deux rivaux de toujours.

Les maîtres s'assoupissent, les esclaves fourmillent ; le sommeil séculaire des uns suffit pour qu'un peuple dévore son monde en fleurs. Sa soif de pouvoir nourrit la gangrène qui s'étendra jusqu'aux étoiles.

Je hausse un sourcil, lève mon arme. La fréquence du Djinn a un goût amer.

Noyez-vous d'illusions dystopiques. Embrassez le libre-arbitre qui vous a été offert. Que le sang des martyrs abreuve les racines de Gaïa... Le salut ne sera offert qu'aux pénitents. (Je dégaine ma lame d'un demi-pouce. Incandescente.) Les Ères se succèdent, s'effondrent. L'arrogance de vos pères s'est transmise dans vos veines, et de ce sang vous signerez votre déchéance.
Sidī, je... (La lame brûle ! Je la lâche par réflexe.)
PENSEZ-VOUS PESER DANS LA BALANCE ? (La voix s'infiltre dans ma tête, dans nos têtes !) ILS VOUS AVALERONT COMME ILS GOBENT LE MANTEAU CÉLESTE. VOTRE GUERRE INSIGNIFIANTE OUVRE UNE BRÈCHE VERS LA FIN DES TEMPS.

Une silhouette s'extirpe de mon catalyseur abandonné sur le sol. Elle projette des gerbes de flammes dans tous les sens. Un vent de chaleur extrême s'abat sur nous. Mes lèvres craquèlent. L'herbe noircit. Une odeur de brûlé envahit les alentours.

Sidī Hammu, créature née de la fumée sans feu, se dessine parmi nous.
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MessageJeu 3 Sep - 20:17

Il semble comprendre que je ne peux rien pour lui. C'est un bon point pour moi. Tandis qu'il s'adresse à son compagnon afin que nous puissions rentrer chez nous. Une voix finie par s'élever - celle de l'épée. Nathaniel s'en saisit et la dégainant d'environ un demi-pouce, je dirais, je peux constater à quelle point elle est incandescente. Nathaniel laisse tomber son arme au sol à cause de la chaleur. La voix de l'épée finit par s'intensifier, devenant presque insoutenable.

PENSEZ-VOUS PESER DANS LA BALANCE ? ILS VOUS AVALERONT COMME ILS GOBENT LE MANTEAU CÉLESTE. VOTRE GUERRE INSIGNIFIANTE OUVRE UNE BRÈCHE VERS LA FIN DES TEMPS.

Je ne comprends pas ce qu'elle dit mais, à la silhouette qui émerge de l'arme, je ne pense pas que ce soit le moment d'en discuter. J'ai l'impression d'être en plein désert ! Non, c'est même pire, on se croirait dans les entrailles d'un volcan, prêt à exploser ! La silhouette se confirme, un djinn se dresse maintenant devant nous. Ou plutôt, au-dessus de nous. Dépassant facilement les deux mètres, il nous domine tous. Je comprends mieux pourquoi on les dit nés de la fumée sans feu - ils sont eux-mêmes le feu. Je suis abasourdie, comment en sommes nous arriver là?

C'est... c'est un Djinn ! (Je bafouille de peur) Que fait-il là?

Je regarde Nathaniel, espérant savoir comment ce Djinn s'est retrouvé là.
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MessageJeu 3 Sep - 21:55

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Le gardien protecteur de Gaïa invoque les Enfers. La température ne fait que s'accroître, le mercure excité perlant au bord du thermomètre fétiche de Dan. Le beau temps courbe l'échine pour laisser place à des nuages de suie et de cendres, le Djinn en guise d’œil d'un léger vortex. Elias me signale que Sidī dérive des flux d'anima jusqu'à lui - je le ressens, les poils hérissés.

Des millénaires que ce fardeau m'afflige, inhérent à VOTRE humanité ! Les âges passent et la toile du temps se fige dans une phase inviolée, hors d'atteinte des nuisibles qui VAMPIRISENT les Premiers ! Derrière le voile opaque s'esclaffent les bouffons d'une mascarade planétaire, l'ego nourri par des buts DESTRUCTEURS !

Je m'approche d'un pas ; le Djinn façonne une boule de feu dans le creux de sa main, la paume tendue vers mon visage. Ses yeux m'imposent un sentiment d'impuissance qui s'ancre à ma volonté.

Les années t'ont émoussé, Weaver. Tu t'es trahi en mutant verve et fougue en outils du parfait politicien ; et tu OSES bafouer la parole que je t'ai un jour confiée ?! Ta génération suinte le pue depuis la pomme qu'a volé la Fausse Mère...

Je déglutis. Jette une œillade aux agent du chaos en proie à la panique. À mes hommes restés en retrait, attendant que je désamorce la bombe vivante. Je me souviens... je me souviens de cette scène, il y a trente ans. Et de cette colère. La sienne. Qu'il m'avait donné pour mettre un terme à l'invasion précoce des plans démoniaques. Une énergie implacable. Dangereuse. Enivrante. Si délicieuse...

Puissent les fils des enfants d'une lignée simiesque reprendre le flambeau. (Il tend sa main devant l'Enfant du Miel.) Akhash Iakash Aksho Ghyran Akhamshy'y ! (Une fenêtre vers les Enfers s'ouvre devant elle.) Contemple les méfaits de ton peuple, élue fallacieuse, profanatrice du miel originel.

Au loin, un titanesque Rakshasa se tourne vers la source d'anima. Il charge.
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MessageJeu 3 Sep - 22:38

La chaleur devient étouffante, je ne sais même pas comment je fais pour continuer à respirer. Une tempête de flamme, c'est ainsi que je qualifierais ce Djinn. De son côté, Nathaniel ne m'a répondu, m'a-t'il au moins entendu ? Il fixe le Djinn avec insistance. Le Djinn continue de hurler des paroles dont je ne comprends pas le sens. Le Templier s'approche de lui mais le Djinn le garde à distance à l'aide d'une boule de feu.

C'est incroyable ! Le Templier est impuissant, lui qui avait la maîtrise sur tout ce qui s'était passé, il est maintenant incapable de faire quoique ce soit. On lirait presque de la peur dans son regard, comment est-ce possible ? Le Djinn se tourne finalement vers moi, la main tendue.

Puissent les fils des enfants d'une lignée simiesque reprendre le flambeau.

Parle-t'il de moi ? On dirait bien, mais pourquoi? C'est à mon tour de protéger Gaïa ? Je ne comprends rien. Cette mission a vraiment fini par tourner au vinaigre.

Akhash Iakash Aksho Ghyran Akhamshy'y !  Contemple les méfaits de ton peuple, élue fallacieuse, profanatrice du miel originel.

Une énorme puissance résonne devant moi, une porte s'ouvre. Je ne connais pas l'endroit où elle mène mais, de ce que j'en vois, il s'agit des Enfers. J'aime la solitude mais face à ça, j'ai vraiment l'impression d'être seule et c'est insupportable. Je voudrais être ailleurs, loin de tout ça. Pour couronner le tout, un immense Démon se retourne vers la porte et se met à charger. A côté le Djinn pourrait paraître ridicule. Le démon me fonce clairement dessus. Enfin, il fonce plutôt en direction de la porte, et je suis sur son chemin. Je vais finir balayée comme une plume en pleine tempête et pourtant, je ne peux pas bouger. Mes jambes ne réagissent plus, la peur paralyse tout mon corps. Je sais que je ne crains pas la mort, et pourtant, je la redoute en ce moment même. Je reste donc impuissante, les yeux rivés sur le Démon, attendant le moment fatidique !
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MessageVen 4 Sep - 1:29

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Je reprends mon courage à deux mains. Cambre mon échine pour abaisser mon centre de gravité. Je fonce jusqu'à ma lame, la récupère d'un coup de main leste - seulement trois mètres me séparent de Sidī. Un dixième de secondes suffit. Crac. Le choc brûle l'épaule de mon costume. L'élan renverse le seigneur des éléments. Le portail se brise en éclats ; des cristaux d'ambre s'éparpillent sur l'herbe noircie, tandis que de fines gouttelettes de sang noir arrosent le chaos ambiant.

Tzeeneth Aqshy, Iakash Aqsh. Ksy Io Akarni. (Je ferme les yeux. Le Djinn se relève, calme.) Kheyl Senth'Urith Khlar-Minaith, Saro Ur-Yenlu.

Sidī Hammu tourne la tête, dévisage l'Enfant du Miel. Une légère brise de début d'automne retombe sur nous. Elle caresse notre cuir meurtri. Les entailles de feu du génie s'éteignent petit à petit. Ma lame, quant à elle, est chauffée à blanc.

Fuis le courroux de mes frères, abeille. Rien de ce que tu es ne les contredira : une dépouille insipide. L'engeance d'un paradis gâché. (Il lève sa main - un semblant d'au revoir ?) Renvoie-moi, Nathaniel. Mes yeux brûlent déjà bien assez.

Les psalmodies se poursuivent. Le Djinn disparait en fumée - une fumée sans feu, véritable. Des runes se gravent sur ma lame et s'effacent aussitôt.

C'était divertissant. Ta candeur est un délice, fille d'Eve. (Plus rien. Seule sa voix persiste.) Choisis bien ton camp. Gaïa est ton unique alliée.

Je rengaine l'arme et accroche son fourreau à ma ceinture.
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MessageVen 4 Sep - 10:58

Soudain, la porte vole en éclats ! Je tombe à la renverse. La choc a eu l’avantage de me sortir de mon stoïcisme. Je retrouve le contrôle de mon corps, saute sur mes pieds à la vitesse de l'éclair.

Là, à côté de moi, Nathaniel - l'épaule brûlée, surement par le Djinn - a récupéré son épée. Il se met à psalmodier dans une langue qui m'est inconnue mais dont je perçoit une consonance démoniaque.

Tzeeneth Aqshy, Iakash Aqsh. Ksy Io Akarni. Kheyl Senth'Urith Khlar-Minaith, Saro Ur-Yenlu.

J'aperçois ensuite le Djinn qui se redresse, le choc l'avait lui aussi renversé. Il me regarde, m'observe de haut en bas. C'est alors que je me rends compte que le vent souffle à nouveau. Une douce brise après un océan de chaleur. Je frissonne. Le Djinn s'adresse à nouveau à moi, plus calmement cette fois.  

Fuis le courroux de mes frères, abeille. Rien de ce que tu es ne les contredira : une dépouille insipide. L'engeance d'un paradis gâché.

Nathaniel continue ses psalmodies puis le Djinn disparaît, ne laissant que fumée derrière lui. Sa voix résonne une dernière fois et ses mots viennent se loger directement dans mon esprit.

C'était divertissant. Ta candeur est un délice, fille d'Eve. Choisis bien ton camp. Gaïa est ton unique alliée.

Et là, je comprends ! J'ai lu quelque part - je ne saurais dire où - que les Djinns étaient considérés comme les protecteurs de Gaïa. Sa colère, le Démon, toutes ses paroles, c'était pour me demander de protéger Gaïa ! Après tout, je suis une Enfant du Miel et cela, je le dois à Gaïa. Ce ne serait donc qu'un juste retour des choses de la protéger. Mais tant de questions chamboulent mon esprit. Nathaniel pourra-t'il y répondre ? Non, la question est voudra-t'il y répondre ? Il ne sert à rien de m'interroger, je ne le saurais qu'en lui demandant. Je m'avance doucement vers lui, à l’affût du moindre signe d'hostilité.

Nathaniel, j'ai besoin de savoir exactement ce que le Djinn voulait dire. Ne sommes-nous pas déjà censés protéger Gaïa ? N'est-ce pas notre devoir ?

Je l'observe - l'épée dans son fourreau, le tout attaché à sa taille - dans l'attente d'une réponse.
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MessageVen 4 Sep - 11:54

Le calme après la tempête. L'Enfant du miel se rapproche. Je la dévisage.

Nathaniel, j'ai besoin de savoir exactement ce que le Djinn voulait dire. Ne sommes-nous pas déjà censés protéger Gaïa ? N'est-ce pas notre devoir ?

La petite a changé du tout au tout. Elle ouvre les yeux sur un autre pan du monde, sur le niveau -2 de notre bonne vieille planète bleue. Le secret enfoui sous les secrets que nul Livre ne saurait contenir. Le véritable but d'une abeille qui devrait consacrer ses vrombissements pour l'atteindre.

Les Djinns ont tendance à se focaliser sur la survie de Gaïa. L'âge les rend idéalistes, se fichant éperdument du contexte international. (Je souris à ma lame.) ... mais à ça il m'aurait répondu « Pas de compromis face à l'apocalypse », s'il était encore en état pour converser. (Je glisse ma main jusqu'au manche.) Protéger Gaïa relève de l'utopie ; et pourtant, des abeilles bourdonnent aux quatre coins du monde, au service de sociétés avilissantes qui voient en notre don le jokers capable de remporter la manche. D'où notre rencontre, une vulgaire coïncidence qui n'aurait jamais dû arriver. Est-ce que cela signifie qu'il faut s'attacher à un arbre pour éviter la déforestation ? enfiler des fleurs dans le canon d'un soldat en prônant la paix ? lutter contre la chasse à la baleine armé d'un mégaphone ? Non. Après nous le déluge, dit l'adage. Nos petits-enfants périront coût que coût.

Je croise les bras. Veni ne perd pas le Nord : il fouille les affaires de nos otages puis, l'air conquérant, il brandit un téléphone. Le chef d'escouade semble se réveille d'un terrible cauchemar ; le colosse l'accueille parmi nous d'une droite en pleine mâchoire, suivi d'un coup de talon en plein thorax. Gratuité totale. Je tends mes lèvres près de l'oreille de la fillette, lui susurre quelques mots. Je me veux sincère.

Ton devoir est de servir le Dragon. De grimper jusqu'au tympan de la « Tête ». Ce n'est qu'à ce moment que tu pourras prétendre au rôle d'Enfant du Miel, en tant qu'élite d'une plèbe aveuglée. Sois maligne - c'est un conseil d'ami. Non... fraternel.
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MessageVen 4 Sep - 21:31

Nathaniel me regarde. Un instant, je m'imagine déjà repartir bredouille mais soudain, il me répond.

Les Djinns ont tendance à se focaliser sur la survie de Gaïa. L'âge les rend idéalistes, se fichant éperdument du contexte international. Mais à ça il m'aurait répondu « Pas de compromis face à l'apocalypse », s'il était encore en état pour converser. Protéger Gaïa relève de l'utopie ; et pourtant, des abeilles bourdonnent aux quatre coins du monde, au service de sociétés avilissantes qui voient en notre don le jokers capable de remporter la manche. D'où notre rencontre, une vulgaire coïncidence qui n'aurait jamais dû arriver. Est-ce que cela signifie qu'il faut s'attacher à un arbre pour éviter la déforestation ? enfiler des fleurs dans le canon d'un soldat en prônant la paix ? lutter contre la chasse à la baleine armé d'un mégaphone ? Non. Après nous le déluge, dit l'adage. Nos petits-enfants périront coût que coût.

Je comprends ce qu'il veut dire. Je ne suis surement pas la première à avoir pensé protéger Gaïa mais la nature humaine est égoïste et notre devoir finit par se retrouver submergé par nos désirs. Mais je ne veux pas de ça. Je n'ai aucun but dans la vie et ce Djinn vient de m'en donner un. Je protégerai Gaïa ! Pour le moment, je n'en ai n'y la force, ni les moyens mais ça viendra.

Le colosse du groupe de Nathaniel récupère soudain un téléphone dans nos affaires. A côté de lui, mon chef à l'air de se réveiller. Mauvais moment... Il reçoit le poing du mastodonte directement dans le visage. Je soupire, il a fait ça pour le plaisir. Nathaniel s'approche de moi et me chuchote quelques mots à l'oreille.

Ton devoir est de servir le Dragon. De grimper jusqu'au tympan de la « Tête ». Ce n'est qu'à ce moment que tu pourras prétendre au rôle d'Enfant du Miel, en tant qu'élite d'une plèbe aveuglée. Sois maligne - c'est un conseil d'ami. Non... fraternel.

Il dit vrai, pour l'instant je dois servir le Dragon. Mais le devoir du Dragon n'est-il pas de protéger Gaïa ? Ça ne sert à rien d'y penser pour le moment. Je dois d'abord gravir les échelons. Je regarde Nathaniel et lui souris. Finalement, je pourrais presque l'apprécier. J'ai bien dit presque.

J'ai bien compris. Je pense qu'il faudrait détacher le reste de mon groupe. Il ne sera pas facile de partir avec les mains liées.

Je regarde ensuite mon chef. Le rapport sera très mauvais, je pense. Au moins, on aura évité le pire. Enfin, je l'espère...
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MessageSam 5 Sep - 10:38

Je fais signe à Veni de me donner le téléphone ; il s'exécute, un sourire narquois aux lèvres, le pauvre dragonnet se pliant sous la douleur - une côte cassée. Je ne partage pas son entrain mais l'homme sait que je n'oserais jamais étouffer ses initiatives ; elles ont épargné bien des sorts à ma vie fragile, si tenté que je n'avais jamais perçu le bourdonnement au creux de mon oreille.

Ton ami est mal au point. Vous devriez faire quelque chose pour lui. (Je tends le portable à la fille.) Ah et, un dernier point. Fichez le camp d'ici. Elias motivera votre cadence si l'envie vous prend de fureter sur nos terres. Avalon est nôtre.

Dan saisit son canif et ôte les liens des trois prisonniers. Il s'acharne sur les cordes en parfait état, usant d'huile de coude pour achever son entreprise.

Je suis sérieux. Déguerpissez d'ici, ou le Conseil de Venise établira d'une manière ou une autre un champ de bataille aux abords de Stonehenge et je me ferai une joie de vous traquer. Sans relâche. De sorte à ce que seuls les Enfants du Miel survivent. Ceux qui sont dignes d'en être un, j'en conviens.

L'amas de muscles relève les trois prisonniers sans prendre de gants. Le chef s’agrippe malgré lui à Veni, les chevilles fébriles - comme tout son corps d'ailleurs -, gardant toutefois une main sur son flanc. Un geste brusque et s'en est fini de son poumon gauche, percé par sa côte branlante. Il se retient de nous injurier.

En vous souhaitant la bonne journée. Nous sommes des gentlemen, après tout.

Elias garde le canon de son sniper braqué sur la fille. Il sait qu'elle est le Danger.
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MessageSam 5 Sep - 20:29

Nathaniel indique à la brute de lui apporter le téléphone. Mon chef a l'air de vraiment souffrir, il aura besoin de soins dès que nous serons rentrés.

Ton ami est mal au point. Vous devriez faire quelque chose pour lui. Ah et, un dernier point. Fichez le camp d'ici. Elias motivera votre cadence si l'envie vous prend de fureter sur nos terres. Avalon est nôtre.

Il me tend le portable. J'ai bien compris, je ne compte pas traîner de toute façon. Je ne souhaite pas aggraver les blessures du groupe. Un des hommes de Nathaniel détache alors mes compagnons. Les liens doivent être vraiment solides car celui-ci à l'air de forcer pour les couper.

Je suis sérieux. Déguerpissez d'ici, ou le Conseil de Venise établira d'une manière ou une autre un champ de bataille aux abords de Stonehenge et je me ferai une joie de vous traquer. Sans relâche. De sorte à ce que seuls les Enfants du Miel survivent. Ceux qui sont dignes d'en être un, j'en conviens.

Je ne souhaite pas la mort de mon équipe, je n'ai aucune raison de rester. Mais un jour, je reviendrais quand j'en serais digne. Et ce jour là, Avalon deviendra un champ de bataille. Le tas de muscles relève mes compagnons sans vraiment faire attention, mon chef est vraiment mal en point, il a surement une ou deux côtes cassées.

En vous souhaitant la bonne journée. Nous sommes des gentlemen, après tout.

Et il se moque de moi, en plus. D'ailleurs, le sniper n'a toujours pas baisser son arme, ils pensent vraiment que je vais m'attaquer à eux dans cette situation ? Si ça leur fait plaisir, après tout. Je prends le téléphone et appelles le Dragon.

Oui ? C'est Ombe, je fais partie de l'équipe envoyé en Avalon. Nous aurions besoin d'un moyen de transport pour rentrer. La mission ? C'est assez compliqué, je vous expliquerais tout à mon retour. Non, il n'est pas en état de parler. Au sud d'Amesbury ? Bien merci.

Je raccroche, vais chercher les affaires de tout le monde. J'aide mon chef à marcher et nous partons vers le point de rendez-vous. Je jette un dernier regard vers Nathaniel.

Merci pour tout. (J'essaye d'être le plus ironique possible.) Je pense que nous nous reverrons un jour. D'ici là, ne m'oubliez pas !
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MessageDim 6 Sep - 12:04

L'escouade du Dragon rebrousse chemin, le pas boiteux. Je fais un signe de la main à l'Enfant du Miel, au loin, un sourire narquois sur les lèvres ; finalement, notre entrevue ne s'est pas si mal passée. Sidī a beau avoir ses méthodes bien à lui, il n'en reste pas moins un très bon orateur aux talents multiples  - avec une prédominance pour l'intimidation - sachant convaincre, sinon persuader, ses proies. Il faut dire que la conversation sombrait dans la stérilité, vu l'engin à qui je m'adressais ; une gamine n'ayant rien vu du monde ni des maux d'Avalon, alias une variable inutile dans l'équation que ses maîtres vénèrent.

Jouer le méchant policier pour permettre au Djinn de laver le cerveau de l'Enfant du Miel est un devoir qui m'incombe depuis notre pacte ; je dois l'aider à sauver Gaïa sur le long terme, car l'humanité est bien trop têtue pour changer du jour au lendemain ; pour cela il faudrait un terrible accident, une catastrophe sans précédent qui briserait les fondations de notre monde et remettrait en cause l'authenticité de notre modus operandi. Voici notre arche de Noé, l'épilogue de la Quatrième Ère : une coalition entre lions écarlates, marionnettistes et théoriciens.

Sidī Hammu m'a expliqué ce qu'il se passerait si nous restions dans notre état larvaire. Il m'a conté les témoignages d'anges qui dominaient le ciel, à l'instar de nos pigeons grisâtres ; où l'anima circulait dans les veines de chaque homme ou femme d'une Gaïa fertile ; où l'on bâtissait des temples pour sceller les « seuls vrais dieux », vénérés par des puissances surréalistes...

Le pouvoir ne résoudra rien. Technologie et savoir devront servir des buts nobles mais, pour l'instant, c'est le dragon à huit têtes qui a la couronne du roi. Aujourd'hui, nulle tour ni fou à déplacer sur l'échiquier, mais un simple pion sans importance.  Nous avons planté une graine dans la terre meuble de son esprit, ouvert à des secrets plus farfelus les uns des autres, et les germes de ce plan muteront notre race en de magnifiques papillons.

Elias abaisse son arme. Ils sont bien trop loin désormais et, grâce à l'attention particulière de Veni, sont incapables de lever le petit doigt. Qui a dit que les grosses brutes étaient décérébrées ? ou serait-ce les parties d'échec avec Dan qui lui ont fait prendre conscience que la matière grise est un muscle non négligeable ? Difficile à dire. Comme tout le reste, d'ailleurs. Un éternel flot de questions.

Fin du RP ?:
 
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[Terminé] Baptême du feu | Sept. 2008 (PV. Ombe)
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