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 Big Brother is watching you | Sept. 2008 (PV. Laura Sapkowski)

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MessageMar 8 Sep - 12:40

Ambiance sonore:
 

Septembre 2008. Kaidan, quartier de Tokyo. La Tour Noire couvre le soleil en proie à une chute inévitable. L'ombre s'étend sur toute la ville mais les néons criards contrastent de plus bel. La grand-place est bondée de monde, comme à son habitude : des japonais conservateurs plaçant Orochi au rang de dieu-gardien et qui, aveuglés par l'habitude, marchent aux côtes de drones et robots sans s'alerter d'une aberration latente. Placez une grenouille dans de l'eau en ébullition et elle sautera hors de la casserole ; placez-la dans de l'eau froide avant de la faire bouillir et elle mourra sans en prendre conscience. Drôle de dicton, n'est-ce pas ?

Le « Juji-Ya » m'ouvre ses portes ; un serveur s'incline à s'en casser le dos. Je tire deux-trois mots de mon chapeau magique de vocabulaire japonais et m'installe à une petite table en coin de salle. Au programme : saké et politique. Je jette un coup d’œil à ma montre : cinq minutes d'avance sur notre entrevue. Mon contact ne devrait pas tarder ; aussi, s'il débarquait dans ce bâtiment, le garçon le renverrait jusqu'à moi. Le Dragon connote certes d'un « asiatisme » conséquent, il n'en reste pas moins qu'un coréen ne maîtrise pas le japonais dès le jardin d'enfance. Et si l'agent ne parlait pas un mot de la langue ?

Le serveur apporte deux verre de saké, l'un en face de l'autre. Il s'incline de nouveau puis, dix secondes plus tard, le calme plat... avant la tempête ?

Je dégaine Sidī d'un demi-pouce pour l'extirper de sa profonde léthargie - l'être a toujours l'impression que les raccourcis par Agartha s'acharnent à lui crever ses tympans. Sa profonde méditation, paraît-il, repousse toute douleur.

Bonsoir, Sidī. J'invoque l'article B23-a de notre pacte pour les trente prochaines minutes. C'est important. (Petit silence. J'aurais pu le dire avec plus de tact.)
Ce désir est une insulte au pacte lui-même. En as-tu conscience ?
Cette affaire ne te concerne pas - du moins, elle ne mérite pas ton intervention atypique. Et je ne souhaite guère que des savants fous te prennent pour cible.
Cesse ces tours de sophiste. Je fermerai les yeux.

Au loin, la porte s'ouvre. Les aiguilles de ma montre m'indiquent qu'il est temps.

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MessageMer 9 Sep - 23:20

Septembre 2008 - Tokyo : Centre-Ville - Le  Juji-Ya - aux alentours de 19h
Présents : Laura Sapkowski - Dragon - Grade 2 - #5c9037
Nathantiel Weaver - Templier - Grade 4 - #A64949
Sidī - Djinn - ??? - #B45F04

Sur la brume légère brille le soleil du matin. Les cerisiers fleurissent pour nous.

Japon.
Que t'évoque ce mot? Avancée technologique, de celles qui glissent sous les doigts, laissant un effet de papier glacé... Des drones fourmillants parmi des humains indifférents. Qui contrôle qui, ici? Le synthétique et l'organique se mélangent, se fondent. Les limites deviennent floues, l'anima en perd sa saveur. Ils parlent de paix, mais prônent la guerre. Ils agissent en pleine lumière et se moquent des ombres. Ils convoitent votre monde, vos secrets. Prenez garde au serpent.
Des cerisiers en fleur et une tour géante, une odeur de miel rassurante, que le monstre de fer envie, convoite. Enfant vicié. Écœurement. Des kimonos aux mille couleurs et des milliers d'uniformes noirs. La magie laisse place à la technologie. L'air est électrique, acide, tandis qu'Il ondule sur ses terres, maître de ces lieux où rien ne lui échappe. Serpent géant aux têtes mensongères.
Mille et un yeux pour voir, pour comprendre. Mille et un yeux pour contrôler, pour épier. Et tous se braquent sur vous. Le goût du miel te manque.

Détestable pays. Détestable technologie. Savoir qu'il t'est impossible de faire un seul pas sans qu'ils le sachent te rend méfiante. Agressive, quand bien même tu es pied et poings liés. Ici, aller à l'encontre du serpent serait un acte aussi stupide que suicidaire. Tu n'es pas là pour ça. Tu as une mission... En quelque sorte. A cette pensée, ton humeur s'en fait plus sombre encore.
Qu'est-ce qui leur prend de te choisir toi?

Est-ce une punition? Tout te donne cette impression depuis ton retour des Carpates, dont le froid semble encore brûler tes os. Est-ce ta faute si l'artefact ne peut marcher qu'une fois complet? Vous étiez deux, il fallait improviser pour éviter de s'entre-tuer : le contexte ne s'y prêtait pas. Vous êtes chacun partit avec un morceau et le tour était joué. Sur le moment, cela t'avait semblé une bonne idée, mais maintenant que viennent les retomber, tu regrettes de ne pas lui avoir laissé l'objet dans son intégralité, même si cela aurait été un échec.
Tout, plutôt que de la politique.

Faut-il parler de tes talents d'oratrice? Non, attendons encore un peu, tout se dévoilera en temps et en heure. D'ailleurs, tu reconnais bientôt l'emblème du bâtiment où le rendez-vous à lieu. A vrai dire, tu serais tout bonnement incapable de lire l'inscription si elle n'avait pas été traduite en dessous en anglais, probablement pour aider les touristes qui, comme toi, font une tête de plus que la moyenne ambiante. Une géante russe dans un monde de nain en uniforme. Joie.

Tu ne parles naturellement pas le japonais, et hormis l'anglais que tu as appris sur le tas en rejoignant le monde secret, ton russe natal reste la seule langue que tu maîtrises, même si tu ne la parles plus depuis des années, ne t'exprimant qu'en anglais désormais. Ironique pour un dragon, n'est-ce pas?  Si tu comprends suffisamment du coréen pour travailler avec d'autres dragons, tu n'as en revanche jamais cherché à améliorer ta maîtrise de cette langue. Il n'y a rien de plus ridicule qu'un accent russe s'essayant à la subtilité d'une langue asiatique.  Alors oui, tu respectes le Dragon, tu aimes ses préceptes et le libre-arbitre qu'il t'offre, mais tout le reste, Corée compris, c'est de la merde à tes yeux.
Et ne parlons même pas de leur cuisine...

A peine fais-tu tes premiers pas dans le bâtiment qu'un serveur s'incline, t'incitant à le suivre, ce que tu fais pour arriver devant une table légèrement à l'écart où, manifestement, se trouve l'homme que tu dois rencontrer. Un templier, sans surprise. Tu fais doucement craquer ton cou dans un mouvement circulaire, passant même une main sur ta peau en observant la scène.
Ce n'est qu'un mauvais moment à passer, après tout...

De haute stature, implacablement habillé, il faut avouer que le Templier en impose, mais tu n'es pas femme à te laisser impressionner pour si peu - qui plus est par un homme - surtout quand, toi-même , tu as fait quelques efforts pour l'occasion. Question de principe : ne jamais paraître moins qu'une autre faction quand on ne peut supporter l'idée d'être inférieur.
Tu as donc opté pour un tailleur vert olive dont la coupe te rappelle avec amusement celle de l'armée russe, ayant juste changé la jupe pour un pantalon proche du corps. Mêmes tes cheveux sont pour l'occasion attachés dans un chignon aussi strict que morne.
Sobre, simple et pratique, quand on t'enlève tes explosifs, c'est tout ce qu'il reste, après tout.

Approchant de la table, tu n'attends même pas de prendre place pour lancer les joyeusetés tandis que tu laisses ta première réplique, aux accents sarcastiques, se faire entendre, prenant ainsi la main. Tu ne changeras donc jamais.

- Répondez-moi sincèrement, êtes-vous réellement là pour négocier ou savez-vous tout autant que moi que cette conversation finira dans une impasse?

Un rictus, sûrement le premier d'une longue liste, apparaître sur tes lèvres tandis que tu prends place en face de lui, remarquant alors le verre de saké posé en face de toi. Tu l'attrapes sans même sourciller et en avale une gorgée sans quitter ton interlocuteur des yeux.
Le saké est peut-être la seule chose que tu apprécieras de cette soirée, autant en profiter...

- Tout ceci me donne l'impression d'une sombre farce. Tu soupires, reposant ton verre sans grâce aucune.Mais puisqu'il le faut, allons-y. Laura Sapkowski. ''Enchantée'' serait probablement de mise, mais j'ai peur qu'il fasse trop hypocrite, pour le coup. La langue de bois, ce n'est pas forcément mon truc, vous en conviendrez.

Comme nous le disions, une diplomate née. Tu t'ennuies déjà, tandis que tes yeux l'examinent, suivent les lignes de son corps, plus ou moins distraitement. Tu te fiches d’être vue, ça n'y changerait pas grand chose, dans le fond. Imaginer cette option fait partie de toi, après tout...

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MessageJeu 10 Sep - 0:48

Ma partenaire s'invite à ma table. Qui diable est-elle ? Cette force de la nature semble être à l'opposé des préceptes du Dragon et, pourtant, vêtue d'un tailleur olive dans lequel elle semble plus emprisonnée qu'à l'aise, la dame s'adresse à moi comme une de leurs cordes vocales. Pas de doute, ils ont du cran.

Répondez-moi sincèrement, êtes-vous réellement là pour négocier ou savez-vous tout autant que moi que cette conversation finira dans une impasse ?
Bingo. (Je souris franchement. Elle s'installe, attaque son alcool de riz.) Si vous me posez cette question, c'est que vous n'êtes pas encore une habituée de nos pratiques. Nos factions respectives espèrent que Gaïa sorte de la machine et exauce leurs vœux ; hélas, ils ne font qu'accuser les mêmes échecs, encore, et encore, et encore... Qui sait, nous pourrions peut-être inverser la tendance ?

Je saisis mon verre de saké, le porte à mes lèvres, me réinstalle confortablement contre mon siège. L'ambiance s'annonce guillerette, autant en profiter.

Tout ceci ne me donne l'impression d'une sombre farce. Mais puisqu'il le faut, allons-y. Laura Sapkowski. ''Enchantée'' serait probablement de mise, mais j'ai peur qu'il fasse trop hypocrite, pour le coup. La langue de bois, ce n'est pas forcément mon truc, vous en conviendrez.
Il n'y a pas de mal. J'espère que vous garderez l'échine droite et ne finirez pas comme « l'élite » du monde secret, abonnée au trio gagnant costume-argent-pouvoir. Nathaniel Weaver, « enchanté », de même. (J'incline ma tête.) L'endroit vous plaît-il ? L'idée des bains chauds m'avait traversé l'esprit mais... disons que l'humour de vos maîtres les aurait poussé à m'envoyer un colosse de graisse pour parlementer. (J'affiche une légère grimace de dégoût.) Ça aurait été dommage de priver la conversation de votre franchise.

Je plonge ma main dans mon costume, extirpe un objet enveloppé d'une étoffe écarlate. La surprise tient dans ma paume ; je la pose devant moi puis, délicatement, la découvre. Son métal noir renvoie des reflets bleutés.

Bien. Je crains que mes collègues aient une proposition à vous faire. - En vérité, je leur ai forcé la main. - Une humble babiole qui ne vaut trois fois rien. La bague de Gyeonu, privée de sa Larme de Jingnyeo. J'ai ouïe dire que vos maîtres détenaient cette dernière. (Je mire l'artéfact à l'éclairage du plafond.) Capables d'invoquer la pluie tous les 7 du mois, selon la mythologie coréenne. Dommage qu'elles n'aient jamais été réunies - on ne spéculerait plus sur leur potentiel.

Je reporte mon attention sur ma camarade de boisson, sourire narquois aux lèvres.

Dire que tout ceci finira dans les sous-sols du Conseil de Venise.
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MessageJeu 10 Sep - 19:53

Septembre 2008 - Tokyo : Centre-Ville - Le  Juji-Ya - aux alentours de 19h
Présents : Laura Sapkowski - Dragon - Grade 2 - #5c9037
Nathantiel Weaver - Templier - Grade 4 - #A64949
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Ah oui, la guerre des factions. Vous y participez tous un moment ou à un autre, toi comme tant d'autres. Pour autant, tu n'as jamais réellement eu de rancunes tenaces pour une faction dans son intégralité. Pour des templiers ou des illuminatis, souvent, mais tu fais du cas par cas, choisissant précautionneusement tes ennemis. Les généralités, tu les gardes pour ton impression sur l’Asie. Tu n'as que faire des luttes stériles et des guerres de pouvoir, ce que tu cherches va bien au-delà, tout en restant cruellement matériel.  Tes envies se partagent, déchirées en immatérialité et soif de chair. Difficile de faire un choix quand le futur ne semble pas encore à porté de vue...  

- Bingo. Si vous me posez cette question, c'est que vous n'êtes pas encore une habituée de nos pratiques. Nos factions respectives espèrent que Gaïa sorte de la machine et exauce leurs vœux ; hélas, ils ne font qu'accuser les mêmes échecs, encore, et encore, et encore... Qui sait, nous pourrions peut-être inverser la tendance ?

Sa remarque à au moins le luxe de te faire sourire par sa véracité. Il est amusant de voir que, malgré le fait qu'au fond vous serviez tous la même entité, vous restez plus au moins fixé sur l'idée d'être ses favoris et les plus légitimes. C'est assez étrange comme façon de penser, et tu ne comprends pas vraiment ce besoin d’être le ''chouchou à sa maman'', comme tu aimes le railler. Ils ressemblent tous à des enfants quémandant sans cesse une attention de leur mère, qui pourtant leur à offert déjà bien plus qu'ils n'auraient dû en espérer. C'est ingrat, n'est-ce pas? Mais tu te gardes bien de le dire, néanmoins. Tu es téméraire, pas suicidaire.  
Comme tous les orphelins, tu n'attends jamais rien des autres, et surtout pas d'une mère absente. Elle ta donné une nouvelle vie, c'est amplement suffisant.

- Il n'y a pas de mal. J'espère que vous garderez l'échine droite et ne finirez pas comme « l'élite » du monde secret, abonnée au trio gagnant costume-argent-pouvoir. Nathaniel Weaver, « enchanté », de même. L'endroit vous plaît-il ? L'idée des bains chauds m'avait traversé l'esprit mais... disons que l'humour de vos maîtres les aurait poussé à m'envoyer un colosse de graisse pour parlementer. Ça aurait été dommage de priver la conversation de votre franchise.

Son nom. Tu le connais. Probablement déjà entendu de la bouche d'un templier ou parmi les murmures des dragons. Qu'importe. Si tu le connais, c'est probablement que sa place est importante dans le monde secret. Intéressant. Soudainement, la situation gagne en amusement. Qu'une personne hiérarchiquement si haute ne se cantonne pas au rôle froid et autoritaire qu'on serait en droit d'attendre de sa part t'amuse. Tu joins tes doigts devant toi. Cette fois, ton rictus est plus franc. Plus joueur, aussi...
L'envie de t'y brûler te prend...

- Bien. Je crains que mes collègues aient une proposition à vous faire. - En vérité, je leur ai forcé la main. - Une humble babiole qui ne vaut trois fois rien. La bague de Gyeonu, privée de sa Larme de Jingnyeo. J'ai ouïe dire que vos maîtres détenaient cette dernière. Capables d'invoquer la pluie tous les 7 du mois, selon la mythologie coréenne. Dommage qu'elles n'aient jamais été réunies - on ne spéculerait plus sur leur potentiel. Dire que tout ceci finira dans les sous-sols du Conseil de Venise.

Honnêtement? Tu n'y connais rien en artefact magique. Si tu es probablement capable d'inventer un explosif avec de l'engrais et du jus d'orange, tout ce qui touche l'occulte t'est inconnu. Même pour ce qui concerne ta trouvaille vampirique, tout ce que tu sais de lui, c'est ce que la voix - enfin, ce que tu appelles les voix de la voix, mais là, ça devient compliqué -  t'en a dis.
Une bague qui fait tomber la pluie c'est... D'un ennui. Ils ne peuvent pas inventer des bracelets qui permettent de tuer par la pensée? Ou des lunettes qui permettent de voir immédiatement si quelqu'un nous est hostile! Parfois, Gaïa manque de praticité...
Mais n'est-ce pas une sorte de vœux que tu viens de formuler à l'instant?

- Une bague au premier rendez-vous, comme vous y allez, attendez au moins qu'ils amènent le champagne.

Joueuse, comme toujours. Caractéristique inéluctable de ta personnalité. Ta voix est presque ronronnante. Tu prends à ton tour précautionneusement l'objet en main, prenant grand soin de ne montrer aucun signe négatif dans ton action, le regardant un instant avant de le reposer avec un soupir. C'était idiot de leur part de t'envoyer toi. Mais puisqu'ils l'ont fait, alors soit.

- J'aimerais vous dire que je suis impressionnée mais... La magie, tout ça ce n'est pas... Vraiment mon truc. C'est spectaculaire, je l'admets, intéressant, sans aucun doute, mais... Non. Je préfère ce qui est plus... Palpable.

Double sens pour cacher ton trouble. Tu préférerais probablement te faire clouer la langue sur une table tous les jours plutôt qu'avouer qu'elle te met mal à l'aise. Une abeille contrariée par l'odeur du miel, quelle idée! C'est plus complexe à expliquer qu'une simple peur, hélas. L'inconnu te laisse toujours une impression étrange, n'est-ce pas?
Tu n'es à l'aise qu'avec ce que tu peux toucher, comprendre et maîtriser. Une arme est palpable, aussi magique et forte soit-elle, elle reste faite de quelque chose que tu peux plus ou moins comprendre... Mais une flamme vacillante au creux d'une main, non. Dès que les choses te dépassent, cela te laisse un goût étrange au palais, tandis que tes poils s'hérissent en silence. Tu n'aimes pas ça. Évidemment, tu changeras à force de flirter avec l'inconnu, c'est une certitude, mais chaque chose en son temps.
Une journée à la fois.

- Ceci dit, j'aimerais revenir sur vos dires... Tu fais un signe pour le désigner, vous portez un costume, probablement de qualité qui sous-entendrait probablement une certaine somme d'argent et... Ne venez-vous pas de dire que vous leur avez forcé la main? Mine faussement choquée. Cela me semble être la preuve irréfutable même d'un certain pouvoir. Dites moi mon cher Weaver, ne seriez-vous l'exemple même de ''l'élite'' ce que vous dénigriez il y a un instant encore? Comme c'est cruel pour vos pairs. Avec moins de sarcasmes, cela aurait pu être crédible, mais il n'est pas difficile de voir que tu n'en penses rien, tandis que tu continues à jouer avec ton verre. Quant à l'endroit, il est détestable, rien de personnel. Je ne remets pas votre choix en cause, c'est une question de pays et de... Serpent. Il n'y a que peu d'endroits où je me sente à l'aise, mais des sources auraient peut-être allégé mon mal du pays, qui sait? Tu ricanes doucement. Cependant, vous avez probablement vu juste, la seule raison qui les pousse à m'envoyer moi plutôt qu'un sumo, est la taille de ces chaises.

Petite, étroite... Et les sumos sont japonais, mais pour toi, c'est du pareil au même. Pour peu, tu en deviendrais désobligeante avec tes amalgames répétés et volontaires. Regardant de nouveau la bague, tu fronces des sourcils, sérieuse pour quelques instants en te forçant à revenir sur la raison de votre présence.

- Alors telle est l'offre? Une bague contre une coupe, regard rapide, léger mouvement de sourcil. L'immortalité vous fait-elle envie, monsieur Weaver? Moue narquoise, à peine moqueuse. Je n'ai jamais eu goût pour la pluie pour ma part, mais puisque c'est coréen, la voix est probablement déjà en train de...

Tu t’arrêtes au milieu de ta phrase, fermant ta bouche avec un froncement de sourcil. En fait, tu n'en sais rien. De ce que tu sais, le Dragon a souvent changé de lieu - et forcément, tu l'as rejoint au pire des endroits - mais sont-ils pour autant intéressé par leur terre d'attache? Et que vaut de la pluie, face à de l'immortalité vampirique? Tu ne sais même pas quels sont les réels enjeux de ses négociations qui ne s’arrêtent probablement pas seulement à l'idée de commercer quelques babioles magiques... Si? Hum, sens-tu ce mal de crane commencer à poindre sous ton cuir chevelu? Respire Laura.
Jouant avec ton verre, tu réfléchis un instant, regardant ton interlocuteur pensivement. Essayer ''d'inverser la tendance'' a-t-il dit? S'ils t'ont envoyé toi, c'est que manifestement, c'était là leur but.

- Soyons clair, Gaïa pourrait se pointer à l'instant que je n'aurais aucune vœux à lui formuler, elle m'a déjà offert bien plus que je n'aurais pu l'espérer. Un rictus, de nouveau. Le jeu continue. Je suis bien plus intéressée par les vœux que pourrait m'accorder une personne de chair et de sang qu'une entité immémoriale et passablement silencieuse. Vous voulez cette coupe, et j'ignore ce que veut le Dragon, mais moi, je veux surtout ne pas avoir l'impression d'avoir fait tout ce chemin pour rien. Je suis dure en affaire, je sais.

Une plaisanterie audacieuse, comme toujours. Et tu oses même t'en prendre à Gaïa. On brûla des hérétiques pour moins que cela dans l'histoire, Laura. A une autre époque, en un autre temps, tu aurais probablement fini sur un bûcher pour de telles paroles. Désormais, ils se contentent juste de lever les yeux au ciel à chaque fois tu parles.
Peut-être te couperont-ils la langue, un jour...

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MessageVen 11 Sep - 19:52

Elle se renfrogne mais paraît de plus en plus ouverte. La problématique reste inchangée : le masque est-il tombé, ou vient-elle seulement d'en enfiler un second, encore plus loin de la vérité ? Véritable repas gastronomique pour l'esprit.

Par chance, mes plaisanteries ont l'air de faire l'effet escompté. Je m'attire la sympathie de mon interlocutrice, quitte à lacérer mon cuir de sordide homme d'affaire aux mains sales. Jusqu'aux coudes, même. Plongées dans la merde et dans le sang. Mais n'est-ce pas un meilleur destin que de rester immobile à porter des gants ? n'est-ce pas l'essence du monde secret, dans le fond ? À moitié victime, à moitié coupable. Comme nous tous. Que Sartre me vienne en aide...

Le dragonnet me parle de bague et de mariage. De son indifférence pour la magie. De mon élan d'autodérision qui, pourtant flagrant, semble lui faire l'effet d'un filon d'or qu'elle s'empresse de miner. Elle jongle avec la légèreté de nos échanges et en profite pour jouer un rôle suintant le faux. Sarcasme, ricanement, grimace, moue, sourire. Puis, soudain, une fausse note. Son masque laisse entrapercevoir une fissure. Subtile, bénigne. Une faille qui n'endommage que la première de ses nombreuses comédies. Elle joue avec son verre, s'arme d'un rictus. Changement de tonalité, nouveau couplet. Trois coups de bâton. Lever du rideau.

Perspicace. Vous m'avez percé à jour. Et rassurez-vous, mes pairs ont conscience de leur médiocrité. Certains se baignent volontiers dans la fange de leur débauche. Ils s'enroulent les doigts dans leurs ficelles ; théorisent à en perdre leurs conditions initiales ; rugissent jusqu'à chasser leur humanité. Et, au final, nous arrivons au même point. Un cycle éternel, sans fin, pernicieux. Mais le serpent ne se mord pas la queue, non ; il nous épie à travers des milliers d'écrans jusqu'à ce que l'un d'entre-nous brise ses petits soldats de plomb.

Je porte l'alcool de riz jusqu'à mes lèvres. Avale une dernière gorgée bienfaitrice.

Je me fiche de cet artéfact. Ce ne sont que deux coupes parmi les trois. L'immortalité est un sort cruel que ses fidèles apprennent à détester. (Je caresse ma barbe grisonnante.) Quelle éternelle figure de rêve. Pour ma part, je sais ce que je veux : empêcher que certaines choses tombent entre certaines mains.

Une lueur bleue me caresse la nuque. Un petit bip sonore, régulier, envoûte mes tympans. Ça s'éloigne. Petit à petit. Si loin... Le silence. Lorsqu'on enfonce son pied dans un nid de serpents, il ne faut pas s'étonner d'en croiser.

Nous voilà dans une belle impasse. L'affrontement séculaire entre l'idéalisme et le pragmatisme. Il ne manquerait plus qu'une mise ou deux pour réveiller ces japonais castrés dès la naissance. Quoique, même comme ça...

Je promène mon regard sur le menu affiché contre le mur, tout sourire.

Le premier qui attrape un de ces foutus drones gagne la bague et la coupe. Volatiles, capables d'ameuter des régiments entiers de renforts... Un Vif d'or 2.0 au service d'une multinationale avide de connaissances. Qu'en dites-vous ?

Très risqué mais, pourquoi craindre le pire lorsque nos cellules sont vouées à se recomposer dès la moindre mort ? Ça ne sera qu'une cicatrice de plus pour l'âme.
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MessageMar 15 Sep - 7:49

Septembre 2008 - Tokyo : Centre-Ville - Le  Juji-Ya - aux alentours de 19h
Présents : Laura Sapkowski - Dragon - Grade 2 - #5c9037
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-  Perspicace. Vous m'avez percé à jour. Et rassurez-vous, mes pairs ont conscience de leur médiocrité. Certains se baignent volontiers dans la fange de leur débauche. 

Comme il parle bien. Mieux que toi, c'est une certitude. Tout chez lui dénote, et ses paroles confirment tes suspicions. Un haut gradé. Tu retiens une grimace, te contentant simplement de lever un sourcil. Au moins a-t-il le mérite de parler aux autres factions, bien que sa vision de ses pairs laisse présager un certain orgueil. La faiblesse de beaucoup de mortels, probablement. Cela aurait pu être ton vice si la luxure ne dominait pas de très loin tous tes autres péchés, expliquant probablement le frémissement de coin de tes lèvres au mot ''débauche''.

-  Ils s'enroulent les doigts dans leurs ficelles ; théorisent à en perdre leurs conditions initiales ; rugissent jusqu'à chasser leur humanité. Et, au final, nous arrivons au même point.

Tu poses ta tête au creux de ta main, l'écoutant continuer sa tirade avec intérêt. Vraiment, un beau parleur, de ceux qui deviennent de dangereux orateurs. Tu t'égares, mais tes pensées te semblent plus intéressantes que ta mission. Pour l'instant seules ses qualités t’apparaissent, certes, mais tu ne te leurres pas : ce qui t’intéresse est ce qui se cache derrière, tu sais, quand on gratte un peu la peinture pour voir ce qui se trouve en dessous...

- Un cycle éternel, sans fin, pernicieux. Mais le serpent ne se mord pas la queue, non ; il nous épie à travers des milliers d'écrans jusqu'à ce que l'un d'entre-nous brise ses petits soldats de plomb.

Il porte l'alcool à ses lèvres et tu en conclus que sa tirade est terminée. Dommage, tu aurais probablement pu continuer à l'écouter parler ainsi pendant des heures, tandis que tes yeux cherchaient dans ses traits chaque signe trompant, chaque petit mensonge se cachant dans les commissures de sa peau.
Les enfants du miel sont intéressants, c'est un fait, mais de toutes les sociétés secrètes, les templiers sont sûrement ceux qui t'amusent le plus. Là où tu te méfies des Illuminatis, ne supportant pas leur moral capitaliste - ce qui n'a rien d'étonnant pour une communiste - les Templiers ont au moins le mérite de dénoter d'une certaine brutalité qui te parle. Oh, bien sûr, ils la cachent sous un honneur apparent, des politesses mensongères et des préceptes de sauveurs du monde, mais qu'on ne s'y trompe pas: pour toi ce ne sont rien de plus que des brutes s'étant auto-proclamé sauveurs de l'humanité.
Néanmoins, ils sont plaisants, du moins, tant qu'ils n'essaient pas de te tuer en tout bien tout honneur: ils ont beau y mettre beaucoup de conviction, il n’empêche que ça pique...

- Je me fiche de cet artefact. Ce ne sont que deux coupes parmi les trois. L'immortalité est un sort cruel que ses fidèles apprennent à détester. Quelle éternelle figure de rêve. Pour ma part, je sais ce que je veux : empêcher que certaines choses tombent entre certaines mains.

En chaque chose, il y a toujours une part de vérité, de mensonge. Tout est une question de dosage. L'amusement vient quand on cherche à démêler le vrai du faux. Soyons clair, tu n'es pas de nature paranoïaque, mais tu n'es pas crédule pour autant. Les mots ne veulent rien dire pour toi, et c'est probablement pourquoi tu t'amuses tant avec. Seules les actions comptent. Qu'il dise vouloir protéger ses artefacts de mains viles est tout à son honneur, mais le faire en est une autre. Tu tiques, te préparant à répondre, quand une lumière bleue apparaît. Ton masque tombe, ton regard se fait dur.
Orochi.

Ton interlocuteur est plus doué que toi, probablement plus expérimenté, aussi, car rien ne transparaît, tandis que toi, tu perds goût au jeu. Tu sens ce goût si particulier que te laisse la rage sur le palais. Mais hormis ton regard, rien ne laisse deviner tes pensées, tandis que tu regardes le drone s'éloigner dans un bip sonore. Il y en a partout ici, et pourtant, tu ne t'y fais pas.
Détestable serpent, mais coupez lui une tête, et vous en verrez deux autres pousser...

- Nous voilà dans une belle impasse. L'affrontement séculaire entre l'idéalisme et le pragmatisme. Il ne manquerait plus qu'une mise ou deux pour réveiller ces japonais castrés dès la naissance. Quoique, même comme ça... Le premier qui attrape un de ces foutus drones gagne la bague et la coupe. Volatiles, capables d'ameuter des régiments entiers de renforts... Un Vif d'or 2.0 au service d'une multinationale avide de connaissances. Qu'en dites-vous ?


Ses paroles ont au moins le mérite de te faire ravaler ta colère, tandis que ton regard se reporte de nouveau sur Nathaniel Weaver. L'idéalisme à de beau qu'il peut se parer de belles idées qui pour la plupart ne se verront jamais réaliser. Qu'importe si cela mène à quelque chose maintenant, l'idéaliste vit dans un futur utopiste que lui seul voit, tandis que le pragmatique reste encré dans le présent. Tu es une guerrière, ce n'est pas ton rôle de rêve au futur et tu le sais. Certains le font bien mieux que toi, manifestement...

- L’idéalisme. Un mot bien noble, grand bien vous fasse, mais je préfère laisser cela à plus sage que moi. Quand les gens comme moi se laissent aller à l’idéalisme et aux belles idées, un jour où l'autre ils endossent le rôle de tyran... Finissant ton verre, tu reprends, un rictus joueur au visage. Mais votre idée me plaît. Un jeu risqué, particulièrement dangereux et avec de grandes chances d'amener quelques cicatrices supplémentaire... Vous ai-je déjà dit que j'adorais les challenges? Décidément, vous savez parler aux femmes.

Un dernier sarcasme pour la route, tu les aimes trop pour t'en passer.
C'est de la folie, et tu le sais, mais tu n'es douée que pour jouer les têtes brûlées. Plus tu t'y brûles, et plus tu en redemandes, c'est un cercle vicieux. Tu n'irais pas jusqu'à te dire que tu te fiches de perdre cette coupe, pas après tout ce qu'il t'a fallu pour la récupérer, mais tu n'es pas femme à t'accrocher au matériel. Tu veux gagner pour le challenge, pas pour les artefacts. C'est ce qui fait de toi un très mauvais pion.
Ils finiront réellement par regretter de t'avoir envoyé...

- Mais un jeu n'est intéressant que s'il a des règles... De nouveau un sourire, tandis que tu te lèves, lançant un regard circulaire à la salle en t'étirant un bras, puis l'autre. Tu quittes ton masque. Attraper un drone est amusant, mais si l'on est à peine capable de le garder plus d'une minute, quel est l’intérêt?

Avec un naturel désarmant, tu retires ta veste pour laisser apparaître un chemisier blanc dont tu défais les boutons sous le regard alarmé de certains clients. Un rictus éclos sur tes lèvres, tu aimes toujours autant choquer.

- Choisissez un drone mais nous chasserons le même. Je m'en voudrais de rater le moment où vos mains se refermeront dessus... Bien vite, tu te retrouves en débardeur blanc sur lequel repose tes anciennes plaques militaires. Tu as toujours rechigné à t'en séparer. Et pourquoi pas celui qui vient de repartir avec une magnifique image de votre bague de mariage? Il va gâcher la surprise à force de la diffuser partout...

Malgré le clin d’œil joueur, ton attitude ne trompe pas.
Tu te prépares à la chasse.

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MessageDim 20 Sep - 13:50

Mon adversaire se dévêtit, se prépare à l'action. Je souris en coin et fais de même, retirant la veste de mon costume trois pièces pour n'être habillé que du fameux duo gilet-chemise. Je hèle le serveur et lui demande de garder nos affaires le temps que nous nous absentions - quelques yen le convainquent de la bienséance de notre initiative.

Je suis heureux de voir que nous partageons les mêmes idées. Je m'en serais voulu d'abandonner votre verbe pour surveiller nos arrières - le prétexte qu'est cette chasse facilite grandement la chose. (Je fais craquer mes phalanges. Récupère ma lame.) Tout est permis, je suppose ? Vu notre condition, ce serait dommage de prendre des gants. (Je jette un œil à ma montre.) Rendez-vous dans une demi-heure au Juji-Ya, même table, même alcool de riz. Le gagnant paie la tournée. Maigre consolation pour l'autre.

Je lui souris, m'approche de la sortie, garde une main sur le manche de mon arme. Dehors, une rue piétonne bondée de monde. Je regarde de gauche à droite pour me repérer et localiser l'éventuelle direction prise par le drone. Selon toute vraisemblance... à droite, oui.

Je m'échauffe en pleine rue. On sous-estime bien trop les courbatures, et nul sait combien de temps je devrais crapahuter dans les ruelles de Kaidan pour poser la main sur le drone. Il faudra penser à le détruire avant qu'il n'envoie les images compromettantes d'un illustre conseiller de la « table ronde » à Big Brother.

Bonne chance à vous, mademoiselle Sapkowski. Vous avez le nom d'un écrivain qui m'inspire beaucoup, d'ailleurs. Ses réflexions sur les monstres et la monstruosité de l'homme sont des sujets qui rappellent étrangement notre monde. Ça nous fera un sujet de conversation pour la soirée, si bien sûr vous êtes bonne perdante. (Je lui adresse un clin d’œil, joueur.)

Je m'élance ! Assez lentement, certes, mais la morale du Lièvre et de la Tortue me sied avec brio, aujourd'hui. Les passants nous regardent avec de grands yeux, intrigués par un tel comportement. Ils semblent outrés, même. On pourrait lire quelques « foutus occidentaux ! » dans leurs yeux bridés. Je continue ma course, le souffle régulier, mes séances de footing hebdomadaires - entre autres - se concrétisant en cet instant précis - ma nature d'Enfant du Miel, paraît-elle, accentue mes prouesses physiques.

Au loin, une lueur bleue se prépare à sortir d'une ruelle. Ce n'est pas le bon drone. Pas possible. Je prends la première gauche qui s'offre à moi pour ne pas me faire voir du colosse draconique, puis m'engouffre dans l'ombre des échoppes. Autant trouver une aiguille dans une botte de foin...
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Big Brother is watching you | Sept. 2008 (PV. Laura Sapkowski)
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