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 Les Temps changent | Juin 2008 (PV. Abaddon)

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MessageMar 8 Sep - 1:28

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Je me cambre contre le chameau qui me sert de monture, lui gratte la joue de droite en guise d'affection. Il me lèche les doigts du bout de sa langue pâteuse. Je me redresse, m'appuies de nouveau sur la selle ; le cuir grince.

Tu apprécies la vue, Abaddon ? Chaud, désertique, monochrome... et nous avons un Djinn pour nous porter compagnie - l'ironie du sort ! D'authentiques Enfers sur Terre. (Je saisis ma gourde, avale une gorgée d'eau.) Les fouilles doivent être à une demi-journée d'ici. En chameau, j'en conviens. Gaïa devrait revoir son plan d'Agartha ; c'est si mal desservi, par ici. Que dirait-Elle d'une oasis ?
Les racines de l'Arbre-Monde sont millénaires. Les germes d'aujourd'hui ne profiteraient qu'à tes arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-arr-...

Nous atteignons le sommet d'une immense dune de sable. Soumises au soleil levant d'une matinée ardente, nos ombres règnent en maître sur la vallée. Au loin, El-Meriah se dessine timidement, confondue dans le décor ambiant. Une architecture typique des environs ayant le don inhérent à ses origines de charmer les touristes en quête d'Histoire. Je ne peux les critiquer. Moi-même, plus jeune - trop jeune ? -, je me voyais soulever des milliers d'hectare de sable à la recherche de fabuleux trésors. Je me rappelle mon premier voyage à dos de chameau ; Gaïa venait - le temps est relatif, remercions Einstein et son amour du miel - de me dépêtrer d'une enfance moribonde, castratrice.

... arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-arrières-arr-...

Un retour aux sources ne me ferait pas de mal. Le monde secret est calme, après tout ; mon absence passera inaperçue. Et puis, si jamais un artéfact du Troisième Âge alertait ma pelle, cela donnera un prétexte à mes collègues pour s'étouffer avec le nœud de leurs cravates. Le jeu du pouvoir n'est que la cour de récréation de Narcisse, les miroirs ayant simplement remplacé la surface tranquille de l'eau.

... arrières-petits-fils. Tu devrais t'abreuver de l'Algèbre que les ancêtres de cette vallée ont déterré ; nul besoin d'être un Enfant du Miel pour estimer qu'une poignée de grains de sable est insignifiante face au Sablier lui-même.

Dire que Sidī Hammū avait une once d'espoir en moi, autrefois. De respect, je n'irai pas jusque-là. Certes, les années et les tentatives d'asservissement ont sûrement ébranlé sa corde sensible mais, pour un pionner du libre-arbitre, ne devrait-il pas être fier de son poussin ? Cette fois, c'est certain : les temps ont changé.

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MessageMer 9 Sep - 19:39

L’homme en costume se laisse bercer par les mouvements du chameau, somnolant sous le soleil matinal. Voilà quelques semaines seulement qu’il est jugé comme « apte » à se déplacer et à partir en mission. Interdiction formelle de s’éloigner de Nathaniel Weaver pour l’instant. Il peut les comprendre, personne ne veux d’un incendiaire fou en liberté. D’après eux, il lui reste encore du chemin à faire pour se réintégrer même s’il progresse plutôt vite. Derrière ses lunettes noires, il observe sans grand intérêt le sable autour de lui, les architectures ne l’intéressant pas spécialement. Finalement, la voix de son professeur rompt le silence. Il écoute sans commentaire, puis répond en faisant fi du monologue de Sidï.

« L’Enfer ? Nathaniel, tu sais bien qu’il ne suffit pas d’un peu de chaleur et de sable pour reproduire l’Enfer. Il manque ce rouge. Ce rouge qui marque le ciel et la terre.  Ce rouge apporté par le sang versé. Enfin, c’est ce qu’elle m’a dit. »

Moment d’égarement, il fixe l’horizon, attrapant machinalement sa gourde pour s’hydrater avant de l’attacher à nouveau à sa ceinture. Cadeau de Nathaniel, c’est dans celle-ci qu’il trempa ses lèvres après plus d’un an sans avoir jamais bu une goutte d’eau. On lui a raconté qu’il refusait de la lâcher une fois revenu sur Terre, amusant, hein ? Mais qui est donc cette femme qu’il vient d’évoquer ? Son professeur le sait, tous ceux qui ont participé à ses soins le savent. « Elle », c’est Cerusria, invention de son esprit malade pendant ses longs  mois d’errance en Enfer. Sa guide et protectrice, d’après lui.

La ville n’est plus si loin, l’Ange lève les yeux, aperçoit finalement une foule d’êtres humains.
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MessageMer 9 Sep - 23:17

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Tu sais, du temps des Pharaons, le sang des esclaves irriguaient ces champs de sable. À moins que tu te permettes de dire que le sang des juifs n'est pas rouge mais, dans ce cas-là, ça ne relèverait plus de ma juridiction. Et puis, au vu de ta tendance pour le feu, les gens pourraient se méprendre.
Point Godwin. Félicitations, Nathaniel.

J'esquisse un sourire. Le Djinn demeure timide sur l'humour.

C'est trop d'honneur. L'air du berceau de l'humanité te ferait-il du bien ?
À défaut de me faire vomir - oui. Quoiqu'il en soit, privez ce désert d'anima et nulle figure de style ne saurait le différencier des Enfers. Mais tant que le Nil abreuve le manteau de Gaïa...

El-Meriah se rapproche à vue d’œil. Une centaine de mètres, tout au plus. Les voix aigües de vendeurs à la sauvette nous parviennent, leurs échos se frayant un chemin à travers les ruelles de la ville. Malgré la relative tranquillité des environs - une cité nichée au cœur du désert -, le marché matinal est en pleine ébullition.

Nous abandonnons nos chameaux à un autochtone ; en échange de quelques pièces et de quelques mots en un très bon arabe, il nous promet de s'en occuper le temps que nous nous remettions en route pour les fouilles d'Oxford.

Admire l'architecture de ces lieux. Atypique, n'est-ce pas ? Ces toits plats en étonneraient plus d'un mais, c'est dans l'ouverture d'esprit que les grandes pensées se forment. (Je replace correctement le foulard qui couve mon scalp.) Cette civilisation m'a toujours inspiré. Elle m'a... charmé, dirais-je. Vois-tu, l'Histoire peut remonter la rivière du temps jusqu'à l'Égypte antique - et jusqu'aux peuples d'Amérique subéquatoriale, d'ailleurs - avant de s'évanouir dans d'obscures époques dignes de « l'âge que [nous appelons] Moyen ».

Les étals se dressent sur notre voie : melons, concombres, figues, dattes, grenades, noix, raisins, lentilles, fèves, choux, haricots, poireaux, oignons... Je troque une poignée de livres égyptiennes contre une grappe de raisins - hélas, les Pax Romana n'ont aucune valeur en ces lieux.

Quelque chose te fait-elle envie ? Il me reste-...
ATON, DIEU SOLAIRE, PERMETS-MOI DE RENAÎTRE !

Quoi ? -- Un clic, une explosion, des cris d'horreur. Des morceaux de cadavres s'abattent sur El-Meriah. Et mon costume trois pièces, lui, est tâché de sang.

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MessageJeu 10 Sep - 12:31

Ricanement non contrôlé, tout comme Sidï, l’Ange est assez peu réceptif à l’humour depuis son retour. Nathaniel l’entend sûrement « rire » pour la première fois, un exploit dont il pourra se vanter.

« Je n’ai jamais tué de juif mais j’imagine que leur sang est aussi rouge que celui d’un autre homme. Si un jour je dois en faire brûler un, rappelle-moi de faire ça dans une pièce confinée, hein ? »

Son regard retrouve la ville qui grandit à vue d’œil devant eux. Les bruits, les odeurs, il s’en imprègne doucement, fronçant les sourcils. Il écoute son mentor d’une oreille distraite alors que ce dernier vante les charmes de l’endroit, observant les différents marchants.

« T’es une vraie encyclopédie ambulante. Je me demande si on peut t’emmener quelque part sans que tu fasses l’historique des lieux. »

Léger sourire en coin, il observe les fruits proposés sur les étals.

— ATON, DIEU SOLAIRE, PERMETS-MOI DE RENAÎTRE !

Le chaos, des cris qui le font frémir, une main qui roule à ses pieds. Calmement, il se penche et la récupère, l’observant avec un air étrange, il essuie le liquide chaud sur sa joue et observe finalement ce rouge profond qui tâche ses gants noirs avant d’exploser de rire. Pas d’un rire nerveux, de joie ou de gêne. D’un rire franc de pure folie devant un spectacle d’horreur. Il tente de parler en même temps, ses mots sont saccadés par ses éclats de rire.

« Tu as vu ça Nath-aniel ? Il vie-nt de se faire sauter en gueu-lant le nom d’un dieu. Ce n’est peut-être pas si différent des Enfers ici après tout. Quoi que les démons sont bien moins stupides ! Je n’ai rien compris au reste mais Aton, c’est un dieu local hein ? »

Tous les gens autour le regardent, mélange d’horreur et d’incompréhension dans les yeux. Ses rires se calment.

« Comment peut-on être assez stupide pour faire ça. Il n’y a que les gens comme nous qui peuvent renaître, leurs dieux, qu’ils existent ou non, n’ont aucun pouvoir. Ce qu’ils sont cons, ces humains. »

Il s’essuie une larme, causée par son engouement à rire, traçant une sillon rouge près de son œil grâce au sang restant sur le cuir. L'Ange fait quelques pas pour récupérer une grenade par terre, il reprend son ton habituel, plus froid et monotone.

« Je vais prendre une… Grenade, voilà. Une grenade. Mais pas une qui explose hein. »

Nouveau fou rire, il laisse tomber le fruit et toussote un peu pour essayer de se contenir.

« Non, plutôt une datte. »

Le voilà qui commence à en chercher une du regard.
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MessageJeu 10 Sep - 20:29

La foule se bouscule, coude contre coude. Elle enjambe les morceaux détachés des corps de leurs voisins ; une main, un bras, une jambe, un pied, un buste, une tête… Parfois, quelqu’un trébuche pour ne jamais se relever, les dizaines de taureaux paniqués faisant fi de toute éthique tant qu’ils survivent au danger.

Et pourtant, du danger, il n’y en a plus. Le calme plat - si tenté que l’on prenne du recul et étudie la situation. Le Mal a frappé la cloche une fois et les disciples se sont tus, l’échine cambrée en respect à leur dieu miséricordieux. Aton, dieu solaire, celui dont les rayons se terminent en des mains tendues vers la veuve et l’orphelin. Celui qui a dominé le panthéon égyptien en éradiquant tous ses concurrents.

Que…

Abaddon éclate de rire. Un rire franc, viscéral, incontrôlable. Malgré le chaos général, des paires d’yeux le prennent pour cible – qu’il fasse gaffe, les moutons pourraient le prendre pour un loup. Le Croisé revêt alors un masque et joue la comédie : il ramasse une main, puis un fruit, sa langue nourrissant des blagues de mauvais goût avant de reporter son choix sur une datte esseulée.

J’empoigne le col d’une victime à moitié sourde, un filet de sang coulant le long de sa joue. Il respire la panique, m'évite du regard. Qui suis-je pour lui ?

Depuis quand El-Meriah est-elle la cible d’attentats ?

Pas de réponse. J’articule mal ? Il se dégage de ma prise, titube, fuit en m’injuriant de tous les noms. Les villageois ouvrent leurs fenêtres, nous épient. Une ambiance pesante s’installe peu à peu autour de nous ; si les choses persistent, nous pourrions subir le courroux d’une foule aveuglée.

Un culte millénaire qui se déterre du sable pour abattre des fidèles musulmans… Un conflit idéologique ? (Je lorgne mon élève, aussi calme qu’à son habitude.) Abaddon ? Avale cette datte et déguerpissons d’ici. Il ne manquerait plus que…

Trop tard. Un caillou fuse dans les airs. Je dégaine Sidi et l’expulse d’un revers de lame. Par chance – ou plutôt comme prévu – aucune flamme ne l’habille ; à défaut de crier aux démons du Coran, les témoins ne feront que commenter sur l’étrange fantaisie des occidentaux de porter une épée au XXIème siècle.

Ils se rapprochent, essayent de nous encercler. Ensemble, ils se sentent invincibles. Leurs yeux trahissent leur conviction d’avoir mis la main sur les coupables de tous leurs maux. La Pieuvre Occidentale en chair et en os.

Quelqu’un brandit une arme. Sa manche s'abaisse. Son avant-bras se découvre. Je reconnais l’emblème d’Aton scarifié sur sa peau.
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MessageJeu 10 Sep - 22:55

D’un regard, l’Ange observe son tuteur s’enquérir de la situation, manquant de rire à nouveau. Qu’importe les évènements d’ici. Que tous ces crétins s’entretuent, sa conscience n’y verra aucun inconvénient, pour peu que cette dernière existe encore. Échange de regards, le Pyromane hoche la tête, croque dans le fruit et crache le noyau au sol. Bruit d’acier et de choc, il relève les yeux pour se rendre compte que Sidï est hors de son fourreau, venant de détourner une pierre.

Tension palpable, un homme armé d’un bâton hurle quelque chose en arabe qu’Abaddon est incapable de comprendre. Nouvelle pluie de projectiles, Nathaniel fait de son mieux mais… Une roche heurte le visage de l’Ange, brisant ses lunettes qui tombent au sol, lui fendant l’arcade. Le sang coule doucement sur sa joue, perlant depuis ses sourcils. Un ricanement se fait entendre, les épaules du pyromane sont prises de spasmes, la foule s’arrête net. Tension immense dans l’air, plus un bruit, plus un mouvement, plus un souffle, juste un léger rire nerveux. Tic de l’œil, l’homme en costume peine à voir pleinement sur sa gauche, tant sa vision est saccadé sur ce flanc-là. Son rire s’arrête soudainement, sa bouche s’entrouvre.

« Bande d’insectes… Vous vivrez pour aujourd’hui. Appréciez la bonté et la magnanimité de celui qui apporte la Fin. »

Pas une réaction, ces derniers ne comprennent sûrement pas le français qu’il vient d’utiliser par réflexe.

« Vous me devez une paire de lunette. -son épaule bouge nerveusement- J’oublierais vos actes pour cette fois mais… DEGAGEZ DE MA VUE ! »

Des flammes jaillissent des mains de l’Ange, mouvement de foule vers l’arrière, cris de paniques. Les langues de feu viennent s’attaquer aux présentoirs encore intacts, au bois qui jonche le sol. Tous prennent la fuite. Tous sauf un. L’homme au bâton, qui reste au milieu de ce déferlement de l’Enfer. Hoquetant nerveusement, Abaddon reprend légèrement le contrôle, faisant un léger signe de main à son tuteur pour lui indiquer que tout va bien. Les flammes se tarissent un peu, le bois continue de lentement se consumer. Il ne restera rien du marché mais le village, lui, est hors de danger.
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MessageVen 11 Sep - 15:33

Les Enfers se déversent sur Gaïa par un portail nommé Abaddon. Le marché s'embrase sous le coup de sa colère retenue, les étoffes de lin se mariant aux gerbes de flammes pour danser au gré du vent. L'homme psalmodie des menaces aux fuyards craintifs du feu sauvage ; en temps normal, il les aurait sanctionnés d'un immense brasier visible depuis la lune. Malgré cet écart que d'aucuns qualifieraient de « dangereux », je suis persuadé que mon apprenti remonte la pente de la convalescence. Aux grands maux ses grands remèdes, n'est-ce pas ?

Doucement, Abaddon. Ils t'ont compris. Tu ferais un bon interprète d'ailleurs.

Les civils se dispersent, sauf un. Le bras en l'air, un soleil d'Aton sur l'avant-bras. Un air ahuri se grave sur son visage ridé alors qu'il remarque qu'il est seul. Ni une, ni deux, il rebrousse chemin et tente une échappée dans une ruelle sombre ; le temps qu'il se retourne me suffit à lui barrer la route, mes jambes accusant six mètres en moins d'une demi-seconde. Hoquet d'effroi. Soubresaut de surprise.

Le pommeau de mon arme rencontre son plexus ; le coup le projette en arrière, aux pieds de mon ami tortionnaire. J'avance d'un pas, puis deux, la pointe de ma lame dirigée vers le suspect numéro deux de l'affaire - le premier doit être en train de brûler ses ailes de cire en nageant jusqu'au soleil.

Aton - Aube du Quatrième Âge. (L'illuminé zieute Sidī. Elle a parlé ?)
À quoi rime tout ceci ? Je veux comprendre. Aucun dieu ne souhaiterait ça à des innocents - c'est l'interprétation de l'Homme qui commet des atrocités.

L'instigateur du mouvement de foule esquisse un sourire, le souffle encore haletant. Il essuie un filet de bave - ou de bile ? - qui lacère son menton gris de poussière.

Il sauvera ce monde de la Corruption. (Il referme sa main sur le sable.) Celle d'En-Bas. La Sournoise. La Bruyante. Il apportera la paix !

Deux hommes armés débarquent dans le marché incandescent. L'un d'eux ordonne à ce qu'on étouffe les flammes mais le timbre de sa voix trahit son espoir ; pour cause, entre l'incendie et l'explosion, El-Meriah semble avoir été meurtrie à jamais.

Le second accourt jusqu'à nous, nos têtes dans son viseur ; il hèle à son confrère qu'il vient de trouver deux étrangers en train de menacer un innocent citoyen. Il déglutit, cherche ses mots, puis nous ordonne d'un anglais écorché :

Lâchez armes. Bougez. Vous comprendre ?

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MessageLun 14 Sep - 18:41

« Hé, je me recyclerais à l’occasion. »

Nouveau signe de main à Nathaniel pour le rassurer, léger mal de crâne, il peine à contrôler sa rage. Sagement, l’Ange regarde son tuteur tenter une communication alors que lui ne comprend rien au commentaire de Sidï. Beaucoup serait surpris par le mouvement surhumain du papy en costume mais le Pyromane, lui, est habitué. De l’égyptien, sans doute,  Abaddon ne comprend toujours rien et il commence à se pencher pour prendre une poignée de datte, grignotant pour tuer le temps.

Deux hommes débarquent, pistolet en main. Un seul est menaçant, il braque le Démon et son professeur, grosse erreur…  L’anglais est mauvais mais compréhensible. Sérieux, le trentenaire désigne son aïeul.

« C’est lui le danger public, il se promène avec une épée. »

Le flic détourne le regard un instant, instant de trop. Abaddon charge, lui balance la poignée de datte au visage et fait un pas sur le côté. Un tir résonne, ricoche sur la pierre. Coup de pied dans le genou, crochet en pleine mâchoire, l’Ange attrape l’arme, l’arrache de force des mains du malheureux et lui flanque un grand coup de crosse en pleine tempe, enragé.

« Tu vivras. »

Le deuxième remarque ce qu’il se passe mais trop tard. Le Pyromane le menace déjà, bras tremblant d’adrénaline.

« Lâche ton putain de flingue et met toi par terre ou je te fais sauter la tête. »

Il siffle entre ses dents, agacé. Son doigt le démange mais il doit se retenir.  Désavantagé, le policier s’exécute, lentement.

« Nath, c’est à toi de jouer. »

La belle chaussure de cuir vient frapper l’homme à terre en plein ventre, l’Ange ricane avant de se mettre à chantonner.

« Sweet, home, Alabama. »
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