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 Rouge du crime, que la mort décolore. | Sept. 2008

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MessageMar 8 Sep - 2:17

Septembre 2008 - Transylvanie : Les Carpates
Château en ruine - aux alentours de 16h
Présents : Laura Sapkowski - Dragon - Grade 2 - #5c9037
Abaddon - Templier - Grade 2

De fin heureuse, on ne peut espérer, car griffes vont lacérer et dents déchiqueter

De la neige, des ruines, mais surtout du sang à ne plus savoir quoi en faire. Pour peu, tu pourrais presque te croire de retour chez toi, n'est-ce pas Laura? Le froid qui te mord le visage et brûle ta peau avec tant d'ardeur, et pourtant tu ricanes fébrilement, seule, perdue dans des souterrains où personne ne viendra te trouver.
Les températures négatives des lieux ont au moins l'avantage de te faire oublier tes blessures, toute concentrée que tu es à frissonner. Ils t'ont enfermée ici pour que ta mort prenne du temps, et pour que tu souffres, aussi. Plus ils te bloquent, plus ils gagnent du temps. Tu mourras probablement de froid à la prochaine nuit si tu ne trouves rien pour t'enfuir d'ici-là. Même le sang sur tes vêtements a gelé avant même de pouvoir sécher. C'est atroce, tu sens le froid jusqu'à dans tes os, et pourtant tu tiens. Tu résistes. C'est ta fureur qui te tient debout Laura. Intérieurement, tu exultes de rage, tu brûles, tu te consumes aussi bien à cause d'eux, que toi-même.
Comment as-tu pu te faire avoir d'une façon aussi grossière? Une bleue! On aurait dit une bleue découvrant ses nouveaux pouvoirs et se croyant invisible pour trois étincelles en forme de cœur. Un excès de confiance, c'est la mort dans ce monde, toi qui ne cesses de le répéter, comment as-tu pu l'oublier?
Tu voulais y aller seule? Et bien soit, profite de ta solitude, maintenant.

Tu tournes en rond, pareil à un animal en cage. Le froid tu connais, tu peux faire avec, mais l'enfermement... Tu détestes ça. Tu as besoin d'espace, d'air. Ici, tu étouffes. Il faut que tu sortes, et vite. Il doit bien y avoir un moyen, une solution, tu la cherches sans cesse, mais dans une cellule d'à peine trois mètres de largeur et recouverte de gel, il est difficile de trouver quoi que ce soit d'utile pour une évasion.
Ils ont été fourbe : ils t'ont tout pris, t'attachant même les mains au vu de ta façon d'utiliser ton anima, et te laissant sans rien. Pour résumer ta situation : aucune arme, aucun explosif, et surtout, aucun alcool.
Putain de suceurs de sang.

Comment avais-tu pu finir dans une situation aussi catastrophique? La mission ne semblait pas particulièrement difficile sur papier : trouver un artefact aux mains des vampires et le ramener au conseil de Venise. Tu avais pensé l'affaire si simple que tu n'avais pas pris la peine de voir s'il était possible de trouver des alliés : il te suffisait de faire un bon trou dans le mur, de récupérer l'objet, et de repartir aussi vite... Sur papier, encore une fois, cela semblait simple.
Tu avais donc accepté la mission et quitté le QG le lendemain, partant alors pour la Transylvanie.

Tu avais atteint les Carpates un peu avant l'aube en t'extrayant d'un des passages de l'Agartha, après quoi, tu avais commencé à rapidement échafauder un plan qui, en grande partie, comprenait beaucoup d'explosifs et probablement autant de morts. Tout ce que tu avais besoin de faire pour réussir parfaitement ta mission, c'était de placer toutes tes charges avant d'attaquer.
Comme tu avais été utopiste et confiante, pensant l'affaire aussi simple qu'une promenade. Après tout, il fallait juste ne pas faire de bruit, et l'affaire était dans le sac, non? Ah, Laura, quand est-ce que tu comprendras que l'infiltration n'est sincèrement pas ton domaine de prédilection?
Manifestement, côtoyer des jeunots ne te réussissait pas, tu devenais négligeant...

Assurément, les choses ne s'étaient pas réellement passées comme la théorie l'aurait voulu, et tu avais été maîtrisée et enfermée avant d'avoir le temps de faire exploser quoi que ce soit, même si tes charges ne furent pas découvertes en même temps que toi. D'une façon ou d'une autre, ils avaient été informés de la venue d'agents, et ils avaient agis en conséquence. Résultat: tu mourrais de froid, perdue dans les souterrains du vieux château grouillant de vampires, n'ayant pour seule compagnie que ta solitude et tes claquements de dents...

Ils ne t'avaient pas tué. Surprenant mais pas dénué de sens. Reporter le moment de ta mort éloignait celui où tu reviendrais armée jusqu'au dent et prête à te venger en les explosant les uns après les autres. Tant qu'ils te retenaient ici, tu n'étais pas grand chose d'autres qu'une femme mourant de froid dont les coups de poings rageurs n'avaient même pas le luxe de la réchauffer...
Tu venais probablement de te bousiller la moitié des os de tes mains, mais tu t'en foutais. Tout ce que tu voulais à l'instant, c'était faire exploser le monde...
Tout le monde.

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MessageMer 9 Sep - 20:34

Mission difficile mais rien n’est impossible. Récupérer un artefact, voilà qui semble simple au premier abord. Pourtant, ça le devient nettement moins quand le sanctuaire où il est enfermé est un ancien château, en ruine, gardé par des vampires. Les vampires, parlons-en, c’est leur présence qui motive l’Ange à être ici, c’est leur présence qui l’a poussé à accepter il y a quelques jours, le contrat proposé par le Conseil de Venise. Sa haine des mordeurs nocturnes n’est pas un secret chez les Templiers, il les détestait avant même de savoir pourquoi. Suite à leurs recherches, quand ils apprirent que sa première fille avait été enlevée par ces derniers, tout devint limpide. Pour lui comme pour ses pairs.

La Transylvanie, peut-il trouver mieux comme endroit pour allumer quelques feus d’avertissement à l’intention de ses némésis ? Probablement pas. Cependant, il ne doit pas oublier sa mission pour autant, ses supérieurs ont été clair là-dessus. « On te laisse ta chance, prouve nous que tu es soigné, que tu sers bien notre cause. »

Portant son costume habituel, couplé à ses lunettes de soleil, Abaddon a passé la journée précédente à étudier le château sous tous les angles à l’aide de jumelles. Foncer tête baissée sans savoir combien d’adversaire il y a en face, pas un gros risque mais une perte de temps ou pire, une porte ouverte à la fuite pour eux. Se remémorant quelques anecdote de Nathaniel, son tuteur, il décide d’éviter la porte principale, gardée en permanence par une sentinelle, pour s’infiltrer dans un ancien conduit  d’évacuation sur le flanc de la bâtisse.

L’Ange trouve le tunnel, fermé par une grille. Il approche ses mains, se concentre, la chaleur monte, une flamme apparait. Quelques minutes, il prend son temps, discret, observant les alentours pour ne pas se faire prendre par surprise. La grille est suffisamment fragilisée, sa semelle vient frapper l’acier. La porte tombe dans le petit fond d’eau restant, ainsi que sur un tapis de mousse qui amortie le tout. Il se glisse dans le trou, noir total. Sa main se tend, une flammèche y apparait, maigre lumière mais suffisante. De sa main libre, il range ses Ray-Ban dans sa veste, elles limitent trop sa visibilité.

Abaddon progresse avec prudence, tâtonne le sol, ruine ses chaussures en cuir dans la mélasse qui sert de sol, manquant de glisser à plusieurs reprises. Le temps se fait long, le chemin tourne en angle droit, un rayon de lumière apparait, des bruits de pas. La flamme dans sa main disparait, silence total, progression lente. Une nouvelle grille à l’extrémité, l’Ange grogne et sa chaussure vient frapper l’acier. Une fois, deux fois, trois fois. Les jointures, vieillies et usées, cèdent. Il entre et observe autour de lui. Personne. Avec le bruit qu’il vient de faire, l’autre habitant des lieux ne tardera pas à se pointer. Son poing se serre, il est prêt.
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MessageJeu 10 Sep - 5:57

Septembre 2008 - Transylvanie : Les Carpates
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Au premier coup, tu cesses soudainement tes actes inutiles, tournant instinctivement la tête, attendant un instant, quelques secondes, avant de te mettre à courir dans la direction du bruit. Vite, avant qu'il ne cesse. Tu n'as pas réellement le temps de réfléchir à la possibilité que ce soit un ennemi, tout ce que tu vois, c'est une solution pour t'enfuir.  Le froid réduit vite nos priorités à une seule chose : survivre.

Tes pas claquent sur la pierre, la discrétion te manque. De toute façon, gelée comme tu es, même si tu l'avais souhaité tes membres auraient été bien trop raide pour se fondre et ne faire qu'un avec ce qui t’entoure, dragon ou pas. Tu avances déjà, c'est bien. Quiconque a déjà connu le froid des hivers russes sait à quel point il est dangereux de s’arrêter de bouger...

Tes yeux, habitués à la pénombre depuis des heures, reconnaissent la forme d'un être humain quand enfin tu arrives sur les lieux. Tu ne te caches pas, tu n'essaies même pas à vrai dire, à la place, tu l’observes. C'est un homme. Un vampire? Non, il n'aurait aucune utilité à passer par là: quelle utilité auraient-ils à détruire leur propre château?
Non,  assurément cette personne est probablement un agent, ou quelqu'un dans le même genre. Peut-être un de gitan chasseur de vampire? Reste à savoir s'il te sera plus utile mort que vivant... Pour l'instant, tu gardes tes distances, le regardant comme si tu t’apprêtais à lui grogner dessus. S'il ne doit pas beaucoup mieux y voir que toi, ta position en revanche te montre clairement comme méfiante. Hors de question de crever maintenant. Quitte à mourir, autant faire exploser cet endroit par la même occasion.
Ta voix rauque, enrouée par le froid, résonne dans ces lieux qui lui font rapidement écho. Qu'importe le bruit, tu sais qu'ils ne t'entendent pas ici. C'est l'une des raisons pour laquelle ils t'y laissent croupir, après tout...

- Si... Si t'as pas quoi que ce soit de chaud sous la main, j'-jte jure de t'arracher la tête pour me faire un manteau avec le reste.

Sans les claquements de dents, cela aurait probablement eu plus de charisme. Peut-être même que cela aurait pu paraître menaçant, mais à l'heure actuelle, c'est tout juste si tu ne donnes pas l'impression d’être une bègue en pleine crise d'épilepsie sous une pluie glaciale. Si tes mains n'avaient pas été liées, tu aurais probablement attaqué sans même chercher à comprendre, mais au vu de la précarité de ta position, il te faut improviser. Face à certaines situations, il est important de revoir ses méthodes à la baisse.

- Putain, t'es qui au juste?

En temps normal, tu te serais probablement amusé à deviner, mais là, tu n'as pas envie de t'amuser. Il n'y a pas d'amusement, ni dans ta voix, ni dans ta tête. Ton regard, englouti par les ténèbres, est sec, hargneux, autant que tes mots qui claquent, pareils à tes dents. Frissonnant de plus belle, tu continues d'une voix coincée entre la rage et la frustration, ne lui laissant même pas le temps d'en placer une, impatiente à l'extrême.

- Bordel j'en ai rien à foutre en fait, tant que t'es là pour buter du vampire, c'est bon.

Un cri de fureur t'échappe, tandis que tu l'étouffes entre tes dents. Ce froid est insupportable, il attise ta haine pareil à un pique se plantant sans cesse dans ta chair, te poussant toujours plus loin dans cette colère qui a au moins l'utilité de te garder alerte. A cet instant, tu ne vaux pas mieux qu'un chien prêt à mordre tout ce qui bouge... Surtout si ça boit du sang.

- J'vais tous les buter ces charognes, un à un! Je vais les scalper. Putain, et j'foutrai leur tête sur des piques. Et les piques sur des remparts! Et quand ils partiront en poussières, et bah j'pisserai dans leurs cendres et j'les donnerais à manger à des chiens... O-ouais, des putains de chiens mutants!

Et ça continue ainsi, d'insulte en promesses fleuris, toutes dites d'un ton acre entre des dents serrées de rage et de froid. Certes, ton langage se retrouve légèrement appauvri, mais tu as quelques circonstances atténuantes pour expliquer cela, il faut le reconnaître.
Croupir dans un souterrain par moins vingt en étant blessé e et mouillée, ça n'aide pas vraiment à faire ressortir l'être bon et altruiste qui dort en chacun de nous... Surtout quand on aime décapiter des trucs.

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MessageJeu 10 Sep - 13:08

Des bruits des pas qui accourent vers lui, ses doigts dansent nerveusement, prêt à invoquer les Enfers. Légèrement surpris, son regard observe de haut en bas, puis de bas en haut, une femme assez grande, transit par le froid, bien loin du vampire qu’il s’attendait à affronter. Son anglais torturé par un accent russe, l’Ange le reconnait sans peine aux premiers mots qu’elle prononce : son ex-femme avait les mêmes origines. Il la toise de ses yeux d’azur, attendant de pouvoir en placer une, ne quittant pas un instant l’étrangère des yeux. Au premier mouvement, il réchaufferait un peu l’atmosphère, en bon gentleman...

Monologue, comme Nathaniel. Elle s’enflamme, impossible de lui répondre, légère tension dans le cou d’Abaddon, ses nerfs vont lâcher. Depuis son retour, la patience n’est pas son fort.

« Si tu arrêtais de parler ne serait-ce qu’une minute, je pourrais répondre. »

Ton formel, contrôlé mais tremblant. La demoiselle est hystérique, il comprend mieux que quiconque la solitude, l’errance et l’enfermement.

« On va s’entendre si tu veux tuer du vampire, rassures-toi, je suis là pour ça. »

Penses comme un Templier, réfléchis, ne te hâte pas.

« Pour commencer -son œil est pris d’un léger tic, clignant rapidement- retire ta tenue trempée et prend ça. »

Il retire sa veste de costume et la lui tend.

« Ça sera mieux que rien. J’imagine que tu ne te retrouve pas là par hasard. Soit tu es une touriste cruche, mais ils t’auraient tué. »

Penses comme un Templier.

« Soit tu es une enfant du miel, comme moi, et ils ont plutôt intérêt à gagner du temps ou à te garder ici. Tu as des affaires à toi quelque part ? Et pour répondre à ta première question je suis Abaddon, agent Templier. De plus, je peux te réchauffer au besoin.  »

Pour illustrer son propos et éviter tout malentendu, il tend sa main libre - l'autre tenant son costume - et une flamme y apparait, crépitant tranquillement au-dessus de sa paume ouverte.
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MessageJeu 10 Sep - 21:57

Septembre 2008 - Transylvanie : Les Carpates
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-  Si tu arrêtais de parler ne serait-ce qu’une minute, je pourrais répondre. 

Sa voix, formelle mais tremblante t’arrête mieux qu'un cri. Il y a quelque chose en lui qui te met en garde, instinctivement. Prend garde, Laura. Tu te coupes dans ton monologue sans queue ni tête et qui ne montre rien hormis un désir vengeance obnubilant, qui te laisse aux portes de l'hystérie. Ta tête se relève un peu, tes yeux le fixent. Plus le temps passe, mieux tu le vois.

Enfin tu remarques que l'air a quelque peu changé, devenant légèrement plus agréable, plus chaude. Tu t’arrêtes de parler, plus essoufflée qu’autre chose, tandis que seul le bruit de ta respiration fatiguée indique encore ta présence. Tu es glacée jusqu'à l'os, Laura, maintenant que tu tais ta colère, tu t'en rends soudainement compte.

- On va s’entendre si tu veux tuer du vampire, rassures-toi, je suis là pour ça. 

Il veut les tuer. Il va en tuer. Comme toi. Ensemble. Alors vous les tuerez tous, jusqu'au denier, ces charognes, ces monstres, ces... Non. Tu te forces à contenir cette rage qui n'entend aucune raison et qui cherche encore à te faire oublier la douleur insoutenable qui vrille ton corps. Lui laisser libre cours te coupe de la réalité, te lançant dans une frénésie que tu ne comprends toi-même pas réellement. Les premiers effluves de la folie. La contrôler, c'est tout ce que tu peux faire pour le moment. Il le faut, si tu veux te venger...
Doucement, tu dodelines ta tête d'un coté, puis de l'autre, aussi silencieuse que puisse l'être un être transi de froid. Tu te forces à rester concentrer. Tu te forces à le regarder. Tu n'es plus très loin de l'animal...

- Pour commencer retire ta tenue trempée et prend ça

Quoi? Tu fronces les sourcils un instant, le temps de comprendre. Tu ne pourras jamais te réchauffer avec des vêtements mouillés, tu le sais, et même si l'idée de te balader en veste ne te dérange pas, le problème est ailleurs... Tendant tes mains, tu lui montres tes poignets liés.

- Il va falloir m'aider beau gosse si tu veux admirer la marchandise.

Le ton n'est pas joueur, mais l'idée est là, bien que ta voix est plus grave, sombre qu'à ton habitude. Respirer. Surtout, ne pas s’arrêter.

-  Ça sera mieux que rien. J’imagine que tu ne te retrouve pas là par hasard. Soit tu es une touriste cruche, mais ils t’auraient tué. Soit tu es une enfant du miel, comme moi, et ils ont plutôt intérêt à gagner du temps ou à te garder ici. Tu as des affaires à toi quelque part ? Et pour répondre à ta première question je suis Abaddon, agent Templier. De plus, je peux te réchauffer au besoin.

Une touriste? Quelle idée. Si cela avait été le cas, tu ne serais plus qu'à l’état de petits sachets de sang, désormais. D'ailleurs tu t'étonnes qu'ils n'aient pas pensé à te soutirer quelques gouttes avant de t'abandonner ici, mais tu imagines qu'ils préféraient te savoir loin plutôt que de laisser leur gourmandise parler.
Tant mieux, cela ne te fera que plus de force pour te venger.

Il est Abaddon. Enfant du miel. Tu en sais suffisamment. Tu lui fais confiance. Nécessite fait loi, tu ne lui infliges aucune méfiance. Une flamme apparaît dans le creux de sa main, et pour une fois, tu bénis Gaïa et sa magie. Jamais tu n'as été aussi heureuse de tomber sur un pyromane.

Avançant fébrilement vers lui, tes pas continuant à claque sur les sols, tu t'approches, le fixant dans les yeux. Il est étrange, n'est-ce pas? Mais tu n'es même pas en état de te poser ce genre de question. De la chaleur, tu veux de la chaleur. Et lui, il en est tout plein. Et sa peau. Oh, sa peau... C'est comme si cette primarité qui s'empare de tes sens touche tes envies, qui voit en sa proposition un sens qu'il n’avait probablement pas imaginé. Malgré le froid, malgré la douleur, tu la sens monter en toi, n'est-ce pas? Cette maladie qui te ronge. Tu ne vois plus que ça, n'est-ce pas?
Tu veux brûler de l'intérieur, une nouvelle fois.

A la lueur de sa flamme, ton regard peut enfin le dévorer, tandis que tu t'approches jusqu'à n'être plus qu'a quelques centimètres de son visage, sans pour autant le toucher. La chaleur que sa flamme t'apporte est minime, mais elle permet de lire les attentions qui se tissent au fond de tes prunelles glacées aux éclats brutes. Il n'y a pas de quiproquo possible, pas cette fois-ci.

- Alors, qu'est-ce que tu attends? Réchauffe-moi.

Le ton est joueur mais pressé, faible et primaire. Il ronronne à ses oreilles et trouve échos dans les creux.
Tu ne sais pas supplier, heureusement.

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MessageJeu 10 Sep - 23:46

Étrange. Elle est étrange. Alors qu’il parle, l’Ange se rend compte que l’étrangère ne se comporte pas de façon normale. Et lui alors, est-il normal ? Non, il ne l’est pas. Elle tend ses mains, attachées. Logique, s’ils voulaient être sûrs qu’elle ne puisse pas sortir d’ici. Admirer la marchandise ? Il faut quelques secondes à Abaddon, alors qu’il enchaine déjà, pour traduire l’expression dans sa langue natale. L’effet escompté semble avoir été obtenu, la demoiselle s’approche lentement de sa main, fragile, hypnotisée, plus qu’il ne l’imaginait. L’idée de la tenir ainsi lui arrache un frisson ainsi qu’un léger sourire en coin tandis que le tic de son œil gauche se manifeste légèrement. Si proche, son regard en dit long, sa gestuelle aussi. Elle dégage autant de tension  que l’Ange lors d’une crise, mais d’une nature bien différente.

- Alors, qu'est-ce que tu attends? Réchauffe-moi.

Abaddon jette un léger coup d’œil derrière Laura, « Elle » l’observe, la mine songeuse, puis hoche la tête.  Il n’a pas touché une femme depuis son retour, trop préoccupé, c’est sans doute sa récompense. Son sang s’agite, ses sens s’éveillent, il avait presque oublié pendant quelques mois qu’il était en partie humain. En partie.

« Bien, tu veux jouer avec le feu ? Laisse-moi te conduire aux portes de l’Enfer. Car tu dois savoir que j’en suis l’un des fils. »

~[Suite en HIDE]~

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MessageVen 11 Sep - 1:12

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Présents : Laura Sapkowski - Dragon - Grade 2 - #5c9037
Abaddon - Templier - Grade 2 #FF9933

Tu n'as jamais supporté qu'on te domine. C'est ton caractère qui est ainsi. Tu ne plies jamais, tu n'abandonnes jamais, tu ne cèdes pas. Tout devient rapidement une lutte, un combat avec toi, pour tout et n'importe quoi d'ailleurs. Que tu te battes pour le corps ou l'esprit t'importe peu, il n'y a aucun domaine où tu n'aimes céder. C'est ta nature qui veut ça.
Tu ne cèdes rien, il en va de ta survie.

Abaddon regarde quelque chose, quelque chose derrière toi. Quoi? Tu l'ignores, tu ne cherches pas à savoir. Pas encore, du moins. Il exulte de chaleur, et elle est pleine de promesses délicieuses...

- Bien, tu veux jouer avec le feu ? Laisse-moi te conduire aux portes de l’Enfer. Car tu dois savoir que j’en suis l’un des fils.

Ses paroles sont étranges, tout autant que lui, mais tu t'en fiches. Un rictus seulement lui répond. L'enfer, le paradis, qu'est-ce que cela change? Tu t'étais damnée avant même d'avoir quinze ans. Dans les deux cas l'humain devient inhumain, et l'inhumain monstrueux.
Qu'importe le flacon, pourvu que tu aies l'ivresse...

- Hide time -
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MessageVen 11 Sep - 15:17

~Hide~

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MessageSam 12 Sep - 9:33

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MessageMar 15 Sep - 0:31

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MessageMar 15 Sep - 17:46

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Rouge du crime, que la mort décolore. | Sept. 2008
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